
Une histoire de Le club du Danger par Jacques Granola.
Ce matin là, tout était calme ou presque. Untel buvait son cinquième café depuis qu'il était réveillé. Il avait bien dormi et se sentait d'attaque pour affronter cette journée peu ordinaire. De la salle de bain, on entendait les robinets de la douche qui se fermaient. C'était Thomz. Un bruit de spray de déodorant parvint jusqu'aux oreilles attentives d'Untel. Puis, dans une veloute parfumée aux notes masculines de musc, Thomz entra. Il portait une chemise blanche dont il avait négligemment déboutonné les 3 premiers boutons et un pantalon de velours mauve qui dessinait parfaitement les formes avantageuses de la partie inférieure de son corps. Untel posa sa tasse de café:
- C'est quoi ce pantalon ? interrogea Untel
- C'est un petit velours de H&M.
- Ah, d'accord.
- Ah, d'accord, quoi?
-Non, rien. Je me demandais c'est tout...
-Arrête, ça me fait un gros cul, c'est ça?
- Non, non pas du tout...
- Je vois bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas? C'est la couleur?
-Mais, non gros bêta, il est très bien ce petit pantalon...
- C'est la mode, cet hiver.
-La mode de quoi?
-Le violet
-Ah...
- Bon c'est bon, qu'est-ce qu'il y a...
- Mais, rien, j'te dis sauf que...
- Sauf que quoi? Hein? Tu vois qu'il y a quelque chose. Putain, 39euros99, quand même.
- Bah, il n'est pas un peu trop moulant, quand même?
- Quoi? C'est au niveau du cul, c'est ça? Je le savais. Je l'ai vu dans la glace tout à l'heure.
- Non, ça, ça va encore.
- Putain, quoi encore...
- Bah, disons que le devant est un peu vulgos, non?
- Ah?
- Ouais, là, tu vois, c'est pas pour critiquer mais là, par exemple, ça fait un renflement assez disgracieux...
- C'est mon portable!
- Quand bien même. Si j'étais toi, j'éviterai de me montrer devant des enfants... ou...
- Bon, c'est bon. Je vais me changer....
- Je dis ça, je dis rien...
Soudain, Perdo entra dans la cuisine, les cheveux en bataille, le visage parsemé de poils de barbe prépubère de quelques jours.
- Qu'est-ce qui se passe? On vous entend d'en haut? s'inquièta Pedro.
- Rien, rien. C'est Untel.
- On discute chiffon, ajouta Untel
- Sympa, ton fute, Thomz. Tu l'as eu où?
- Oh, c'est bon, ta gueule...
Thomz s'en alla d'un pas terminé et dynamique rejoindre la salle de bain. Untel reprit une gorgée de son breuvage cafeiné et Pedro se servit à son tour une tasse de thé sur laquelle était inscrit en caractère gras d'un noir profond sur un fond rouge"Encore un matin".
- Dis-donc, annonça Pedro, il est un peu susceptible ce matin, le Thomz.
- Oh, c'est rien. Il se cherche un peu en ce moment.
- Comment ça?
- J'en sais rien, je disais ça comme ça. Et toi, ça s'est bien passé, hier, ton cours de Karaté?
- Oui, ça va, les élèves étaient réceptifs. J'ai pu leur montrer plusieurs enchainements...
- Franchement, tu m'épates, il t'a fallu quoi pour arriver à ton niveau? 1 an? 10 mois?
- Ce ne fut pas facile tous les jours, mais l'important, c'est d'avoir le mental.
- Ouais, t'as bien raison.
- On fait quoi aujourd'hui?
- On a le truc sur Steve Braquemart à commencer.
- Ah ouais? ça va pas être un peu chiant?
- On verra.
- Je ne le sens pas trop ce type.
- On verra, j'te dis.
- Et Bart'?
- Il n'est toujours pas rentré. Il est reparti hier soir. Il a pris 2-3 slibard, et pioufff, reparti...
- J'aimerai bien savoir ce qui se passe quand même.
- A qui le dis-tu...
Soudain, alors que nos héros ne s'y attendaient pas et comme par surprise, quelqu'un frappa à la porte d'une manière assez véhémente.
Untel se leva et se dirigea vers le hall d'entrée. Au passage, il ramassa un livre de poche qui traînait par terre et le déposa sur le buffet du salon. Il ouvrit ensuite la porte d'entrée sans crier gare.
Steve Braquemart se tenait sur le tapis de bienvenue de la porte d'entrée. Les yeux rougis par l'acool et le désespoir.
- On veut me tuer dit-il d'une voix peu assurée et tremblante.
- Mais, entrez donc invita Untel.
- Je suis fini, monsieur Untel.
- Rhoo, voyons, il ne faut pas être défaitiste. Qu'est-ce qui ne va pas?
Steve regarda avec des yeux hagards tout autour de lui comme s'il cherchait quelque chose qui pouvait lui nuire. Il respira un bon coup puis sortit de sa poche un papier.
- Regardez ce que j'ai trouvé ce matin dans ma boîte aux lettres.
Untel recula d'un pas, horrifié. Il se plaqua la main contre la bouche puis articula très clairement:
- Il va falloir que Bart' revienne vite...
Ce matin là, tout était calme ou presque. Untel buvait son cinquième café depuis qu'il était réveillé. Il avait bien dormi et se sentait d'attaque pour affronter cette journée peu ordinaire. De la salle de bain, on entendait les robinets de la douche qui se fermaient. C'était Thomz. Un bruit de spray de déodorant parvint jusqu'aux oreilles attentives d'Untel. Puis, dans une veloute parfumée aux notes masculines de musc, Thomz entra. Il portait une chemise blanche dont il avait négligemment déboutonné les 3 premiers boutons et un pantalon de velours mauve qui dessinait parfaitement les formes avantageuses de la partie inférieure de son corps. Untel posa sa tasse de café:
- C'est quoi ce pantalon ? interrogea Untel
- C'est un petit velours de H&M.
- Ah, d'accord.
- Ah, d'accord, quoi?
-Non, rien. Je me demandais c'est tout...
-Arrête, ça me fait un gros cul, c'est ça?
- Non, non pas du tout...
- Je vois bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas? C'est la couleur?
-Mais, non gros bêta, il est très bien ce petit pantalon...
- C'est la mode, cet hiver.
-La mode de quoi?
-Le violet
-Ah...
- Bon c'est bon, qu'est-ce qu'il y a...
- Mais, rien, j'te dis sauf que...
- Sauf que quoi? Hein? Tu vois qu'il y a quelque chose. Putain, 39euros99, quand même.
- Bah, il n'est pas un peu trop moulant, quand même?
- Quoi? C'est au niveau du cul, c'est ça? Je le savais. Je l'ai vu dans la glace tout à l'heure.
- Non, ça, ça va encore.
- Putain, quoi encore...
- Bah, disons que le devant est un peu vulgos, non?
- Ah?
- Ouais, là, tu vois, c'est pas pour critiquer mais là, par exemple, ça fait un renflement assez disgracieux...
- C'est mon portable!
- Quand bien même. Si j'étais toi, j'éviterai de me montrer devant des enfants... ou...
- Bon, c'est bon. Je vais me changer....
- Je dis ça, je dis rien...
Soudain, Perdo entra dans la cuisine, les cheveux en bataille, le visage parsemé de poils de barbe prépubère de quelques jours.
- Qu'est-ce qui se passe? On vous entend d'en haut? s'inquièta Pedro.
- Rien, rien. C'est Untel.
- On discute chiffon, ajouta Untel
- Sympa, ton fute, Thomz. Tu l'as eu où?
- Oh, c'est bon, ta gueule...
Thomz s'en alla d'un pas terminé et dynamique rejoindre la salle de bain. Untel reprit une gorgée de son breuvage cafeiné et Pedro se servit à son tour une tasse de thé sur laquelle était inscrit en caractère gras d'un noir profond sur un fond rouge"Encore un matin".
- Dis-donc, annonça Pedro, il est un peu susceptible ce matin, le Thomz.
- Oh, c'est rien. Il se cherche un peu en ce moment.
- Comment ça?
- J'en sais rien, je disais ça comme ça. Et toi, ça s'est bien passé, hier, ton cours de Karaté?
- Oui, ça va, les élèves étaient réceptifs. J'ai pu leur montrer plusieurs enchainements...
- Franchement, tu m'épates, il t'a fallu quoi pour arriver à ton niveau? 1 an? 10 mois?
- Ce ne fut pas facile tous les jours, mais l'important, c'est d'avoir le mental.
- Ouais, t'as bien raison.
- On fait quoi aujourd'hui?
- On a le truc sur Steve Braquemart à commencer.
- Ah ouais? ça va pas être un peu chiant?
- On verra.
- Je ne le sens pas trop ce type.
- On verra, j'te dis.
- Et Bart'?
- Il n'est toujours pas rentré. Il est reparti hier soir. Il a pris 2-3 slibard, et pioufff, reparti...
- J'aimerai bien savoir ce qui se passe quand même.
- A qui le dis-tu...
Soudain, alors que nos héros ne s'y attendaient pas et comme par surprise, quelqu'un frappa à la porte d'une manière assez véhémente.
Untel se leva et se dirigea vers le hall d'entrée. Au passage, il ramassa un livre de poche qui traînait par terre et le déposa sur le buffet du salon. Il ouvrit ensuite la porte d'entrée sans crier gare.
Steve Braquemart se tenait sur le tapis de bienvenue de la porte d'entrée. Les yeux rougis par l'acool et le désespoir.
- On veut me tuer dit-il d'une voix peu assurée et tremblante.
- Mais, entrez donc invita Untel.
- Je suis fini, monsieur Untel.
- Rhoo, voyons, il ne faut pas être défaitiste. Qu'est-ce qui ne va pas?
Steve regarda avec des yeux hagards tout autour de lui comme s'il cherchait quelque chose qui pouvait lui nuire. Il respira un bon coup puis sortit de sa poche un papier.
- Regardez ce que j'ai trouvé ce matin dans ma boîte aux lettres.
Untel recula d'un pas, horrifié. Il se plaqua la main contre la bouche puis articula très clairement:
- Il va falloir que Bart' revienne vite...
(à suivre)





