(vu sur Gearfuse)
jeudi 16 juillet 2009
mercredi 15 juillet 2009
Le club du danger - La raison de la critique pratique : Episode 3

Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement forcée.
Dans la loge de Ali Baddou
Pedro: Je n'y comprends strictement rien.
Thomz: C'est pourtant clair, relis-le mot, andouille!
Pedro: Le dernier qui m'a traité d'andouille a passé un sale quart d'heure!
Thomz: Ah, Pedro, Pedro, tu n'oserais pas frapper un ami...
Pedro: Passe-moi le mot...
Labuse: Bon, on part là dessus ou bien?
Untel: Ou bien quoi?
Labuse: Ou bien rien? Je sais pas moi, c'était une amorce comme ça. A toi de compléter.
Untel: Vas-y, Pedro, relis le mot encore une fois.
Pedro (se raclant la gorge tout en prenant un air grave): Tout ce qui arrive à présent, c'est de la faute d'un camembert.
Untel: Comprends pas.
Labuse: Bart'
Bart': Quoi encore?
Labuse: T'as pas une idée?
Bart': Et pourquoi j'aurai une idée, moi?
Labuse: Je sais pas, attends, ah, si je me rappelle, c'est pas toi le philosophe par hasard?
Bart': Qu'est ce que tu veux que je te dise à propos d'un camembert. Philosophiquement, ça vaut peau de balle.
Thomz: Évidemment, dès que c'est un auditoire sans nichons, monsieur est peu loquace.
Bart': Mais vous me prenez la tête à la fin. Y'a rien à dire sur ce mot.
Labuse: La nécessité? Le besoin? Le désir? La fatalité?
Bart': C'est bien tu connais des mots. Fais une phrase maintenant pour voir.
Labuse: Je crois que c'est une problématique autour de l'irréparable et de l'irrémédiable?
Bart': ???
Untel: Cette ambiance est vraiment à chier. Enfin, c'est juste un avis personnel...
Pedro: Je crois que tout le monde est un peu fatigué. Rentrons au QG et faisons analyser ce mot par le grand ordinateur.
Extrait du journal intime d'Ali Baddou
Lundi 16 mars 2009
Au QG du Club du danger
Pedro: Tenez les amis, je vous ai préparé un petit remontant. Un petit thé sous un nuage de lait accompagné de son cannelé et d'un macaron à la noisette que j'ai faits ce matin. Si quelqu'un désire une tranche de citron, je lui apporte de suite.
Bart' (se servant et portant la tasse à ses lèvres): Merci, Pedro, tu es bien gentil.
Pedro: Attention, repose-bien la tasse sur le plateau. Sinon après ça fait des traces sur la table et c'est chiant à enlever...
Thomz: Tu serais excellent en jeune amant gay légèrement soumis...
Pedro: Ta gueule Thomz...
Untel: Bon, alors que dis le grand ordinateur?
Bart': Hé bien, on dirait que Labuse avait vu juste. Il est bien question des idées d'irréparable et d'irrémédiable.
Labuse (tout fier): Ah! Ah! Et tu dis quoi, maintenant? Hein, Bart'?
Bart': Non, en fait, je déconne, ça n'a rien donné. Aucun résultat.
Labuse: Peut-être. Mais n'empêche, je continue à penser que j'avais là une diable d'intuition.
Untel: On avance pas beaucoup pour l'instant.
Pedro: On a le journal intime. Il faudrait reprendre ses dernières journées et refaire le même parcours que lui.
Bart': C'est une bonne idée!
Thomz: On remonte à quoi? 3 jours? 1 semaine?
Labuse: Et si on utilisait simplement la machine?
Bart': Non, on ne peut pas. Rappelle-toi la dernière fois. On a failli causer la fin du monde.
Thomz: Et heureusement que j'étais là pour réparer tous les paradoxes temporels.
Labuse: J'en ai marre. On a plein de trucs et on s'en sert jamais.
Untel: "J'ai toujours pensé que la meilleure machine était le cerveau"...
Labuse: Rambo 2?
Untel: Gagné...
Bart': Quoi?
Untel: Rien, je cite Stallone dans Rambo 2. C'est tout.
Pedro: Bon, si on regarde bien, 3 jours avant sa mort, Ali Baddou était en week end au Touquet.
Thomz: Très bien, allons-y.
Untel: Mais qu'est-ce qu'on va foutre au Touquet?
Bart': Rhooo, fais pas cette tête, Untel. On sera vite rentré. Allons faire nos bagages.
Au Touquet
Pedro: Ouah, c'est ça le Touquet?
Untel: Bah, oui.
Labuse: On dirait que ça sent un peu comme à l'hôpital, 'trouvez pas?
Bart': Qu'est-ce qu'il est venu faire au Touquet Ali Baddou?
Pedro (sortant le journal intime): Il est venu en amoureux avec une certaine Sarah. Elle habite ici. Allons la voir.
Thomz: Regardez le type là-bas, de dos, on dirait Marc Villemain, non?
Untel: Oui, mais alors juste de dos.
Labuse: C'est qui Marc Villemain?
Pedro: Le Marc Villemain de Facebook?
Bart': C'est le grand prix SGDL de la nouvelle 2009.
Thomz: Respect.
Pedro: Regardez, il se retourne.
Thomz: Oh mon dieu, il ressemble encore plus à Marc Villemain de face.
Bart': Mais c'est Marc Villemain, crétin.
Pedro: Allons le saluer.
Bart': Marc!
Marc Villemain: Bartleby! Quelle surprise! Que fais-tu ici si loin du vieux port?
Bart': C'est une longue histoire. On recherche Ali Baddou. il a disparu. On a trouvé un mot qui disait que c'était la faute d'un camembert. Et maintenant on suit son journal intime qui nous a conduit ici. Et toi?
Marc Villemain: Vous n'avez rien de mieux à foutre? Moi, je suis ici pour présenter mon bouquin au Grand Salon International des Livres Biens du Touquet.
Bart': Ah. ça existe ça?
Marc Villemain: Bah, oui, puisque je suis là.
Bart': Très bien, on ne va pas te retenir plus longtemps. Notre mission ne peut pas attendre.
Marc Villemain: Attendez une minute. Je connais quelqu'un qui pourrait peut-être vous aider. (cherchant dans son i-phone). Aux dernières nouvelles, il était à Madrid, mais je crois qu'il est revenu à Paris. C'est un professeur un peu fantasque mais tout à fait brillant...
Bart': Le professeur Emmanuel Bourdaud?
Marc Villemain: C'est ça? Tu le connais? Il est super balèze question fromage. Il pourra certainement vous aider.
Pedro: Je croyais que c'était les Petits Lu son truc? (*voir Le club du Danger, Chili Nocturne)
Untel: ça veut dire qu'on doit rentrer à Paris? Déjà?
Marc Villemain: Ecoutez les amis, ça fait 3 jours que je suis au Touquet. Et il n'y a personne. Il n'y a rien à faire. Et il pleut depuis des mois. Tout ce que vous trouverez ici c'est la violence de l'ennui.
Bart': Marc a raison. Il faut retourner voir le Professeur Emmanuel Bourdaud.
mardi 7 juillet 2009
Le club du danger - La raison de la critique pratique: Episode 2

Au QG du Club du Danger. Nos amis savourent quelques bières. Bart' entre.
Untel: Nan.
Bart': Et 20 euros de plus! 20! Je les mets dans la cagnotte?
Untel: Ouais.
Thomz: Ou tu peux descendre au Monop'? Y'a plus de Leffe.
Bart': Tu parles d'un accueil! Vous faites la tronche? Il se passe quoi au juste?
Untel: Il se passe qu'on a une nouvelle mission.
Bart': C'est plutôt une bonne nouvelle, non?
Pedro: Il se passe aussi que Thomz ne veut pas la faire.
Bart': Ah... Et pourquoi?
Untel: Ce serait trop long à expliquer, ça fait une heure qu'on est dessus et Labuse avait quelque chose à proposer justement... Labuse?
Labuse: zzzzzzz
Untel (secouant Labuse): Merde. Labuse? Tu dors?
Labuse: Je m'étais assoupi. Micro sieste réparatrice...
Untel: C'était quoi ton idée déjà?
Labuse: Ah... ouais! Thomz, tu vois, Ali Baddou, il plait vachement aux filles...
Thomz: Ah? Vraiment?
Labuse: Bah, oui. Toutes les meufs craquent pour ses beaux yeux. Alors, je me dis qu'il doit bien en connaître un paquet. Donc, si on le sauve, peut-être qu'on va pé-cho plus facilement, non?
Thomz: C'est vrai que de ce point de vue là...
Labuse: C'est indéniable. Baddou est un piège à meufs. Faut en profiter.
Thomz: Oui, ce serait plutôt une bonne idée.
Pedro: Euh... faudrait p'tet que je demande à mes parents?
Untel: T'inquiètes, mec.
Bart': Bon, d'après ce que j'ai compris, faut retrouver Ali Baddou. La question est de savoir maintenant par où on commencer ?
Thomz: Et si on mettait le milieu de la critique sur écoute?
Untel: Tu crois? On aura jamais l'autorisation...
Thomz: Faudrait choper un portable.
Untel: Oui, mais de qui?
Pedro: Attendez, on exagère pas un peu là?
Labuse: De?
Pedro: Déjà dans le dernier épisode, c'était limite tout le truc à la LOST, mais maintenant, on va se la jouer à la Wire?
Untel: Rhooo, t'es pas marrant. On peut s'amuser quand même.
Pedro: Non. Si c'est pas une idée originale, je viens pas.
Thomz: Et ça recommence... On ne va jamais y arriver.
Bart': Bon, ok, ok. On va d'abord aller voir à Canal si on trouve des indices.
Pedro: Ah, c'est mieux.
Devant Canal +
Untel: Bonjour, on est le Club du Danger. On vient pour enquêter sur la disparition de Ali Baddou.
Le vigile à l'entrée: Ah. Et?
Untel: Et bien, on voudrait entrer.
Le vigile à l'entrée: Bah, non.
Untel: Et pourquoi?
Le vigile à l'entrée: Y'a pas de pourquoi, y'a pas de parce que, y'a pas de comment, y'a pas de qui, y'a pas de quoi ou de qu'est-ce! Toi et tes copains, tu n'entres pas, c'est tout.
Bart': Ecoutez, c'est Michel Denisot qui nous envoie!
Le vigile à l'entrée: D'accord. Et bah moi, c'est moi qui vous dit que vous ne pouvez pas entrer. Et moi, je n'écoute que moi.
Pedro: Monsieur, je vous préviens, si nous ne pouvons entrer tel des gens civilisés, je vous mets au défi.
Le vigile à l'entrée: Et?
Pedro: Je te pète la gueule avec mon karaté.
Le vigile à l'entrée: Bon. Les comiques, vous m'avez bien fait marrés, mais maintenant faut partir...
Pedro (se mettant en position de combat): Allez viens, gredin! Viens tater de ma savate!
Labuse: Arrête, Pedro, t'es tout rouge. Tu vas faire un malaise.
Pedro: Je sais que je peux. J'ai appris.
Labuse: Pedro, non, arrête, sérieusement...
Pedro: Ayaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!
En choeur: Pedro, non!
Et Pedro, telle une hyène intrépide, allonge un coup de pied droit parfaitement tendu d'une force incroyable. Le vigile s'affale de tout son poids sur le trottoir.
En choeur: ....
Pedro: Allez, la voie est libre. Maintenant, on peut entrer.
Dans la loge d'Ali Baddou
Thomz: Ouah, cette loge est plus grande que mon appart'. Quelle enflure!
Bart': Faut trouver un indice!
Labuse: ça ressemble à quoi un indice au juste?
Untel: A ça!
Pedro: Qu'est-ce que c'est?
Untel: C'est un post-it sur lequel est indiqué une adresse!
Pedro: Bien. Et alors?
Untel: Alors, si c'était par terre, ça doit bien vouloir dire quelque chose, non? il a pu le laisser tomber volontairement.
Bart': Ouais. D'accord. on regardera au QG à quoi l'adresse correspond. Faut qu'on trouve autre chose... Plutôt.
Thomz: Et Labuse, tu fais quoi...
Labuse (fixant des photographies scotchées sur le mur): Regarde, Thomz! C'est Ali Baddou et à chaque fois, il pose avec une fille différente.
Thomz: Oh! Oh!
Labuse: Elles sont toutes magnifiques.
Thomz (les larmes aux yeux) : De vraies beautés... Faut retrouver Baddou... Vraiment...
Pedro: Regardez! Regardez ce que j'ai trouvé!
Bart': Mais qu'est-ce encore?
Pedro: Un journal intime! C'est le journal intime d'Ali Baddou. Malheureusement, il est condamné à rester secret car un petit cadenas empêche l'ouverture de ce dernier. Quel subtil stratagème...
Bart': Fais voir, deux secondes. (Pedro lançant le journal à Bart'). C'est bien ce que je pensais. Ce journal intime est inutilisable. On ne peut pas l'ouvrir.
Untel: On a qu'à péter le cadenas?
Pedro: T'es fou? C'est comme un viol. S'il a mis un cadenas, c'est qu'il y a des choses qu'il ne veut pas qu'on sache.
Untel: Raison de plus!
Thomz: Bon, attendez. C'est quoi votre problème ? (attrapant le journal intime, et au passage un stylo posé sur une table) Et voilà! C'est ouvert maintenant.
Labuse: Bravo!
Pedro: Bravo, mais je ne le dis pas sur le même ton. C'est un bravo ironique, Thomz...
Thomz: Oh mon dieu, regardez!
Bart': Ce n'est pas possible... Est-ce bien...
Untel: Et bien voilà. Pour un indice, c'est un indice, cette fois.
dimanche 28 juin 2009
Le Club du danger : La raison de la critique pratique

Au QG du Club du danger - Tout est bien calme, ce matin là.
Thomz: Tu fais quoi, là?
Labuse (tenant une DS dans les mains): Je joue...
Thomz: Ah... Et les autres?
Labuse: Je sais pas... Untel doit pas être très loin. Pedro est à son cours de Karaté et Bart est sur une mission...
Thomz: On se fait pas un peu chier, là?
Labuse: Personne appelle. J'y peux rien, moi.
Thomz: Le Club du Danger, ça va pas être un club d'une seule mission, bordel! Et la pub, alors?
Labuse: Elle passe un peu partout. Mais, toujours rien.
Thomz: Pffffff
Labuse: Pfffff aussi....
Thomz: Je vais voir ce que fait Untel...
Au téléphone
Labuse (jouant toujours à la DS): TELEPHONE!
...
Labuse: TE-LE-PHONEEEEEEEEuh!
Untel: C'est bon! C'est bon! Je prends... T'as pas l'air trop débordé, toi, non?
Labuse: J'aime pas répondre au téléphone...
Untel: Club du Danger, j'écoute.
Une voix: Salut les branleurs, c'est Michel Denisot...
Untel: Michel?
Michel Denisot: Oui. Le Michel Denisot de Canal+, tu me remets?
Untel: On n'a pas la télé.
Michel Denisot: Pas grave. Ecoute, il parait que vous êtes une petite bande d'enfoirés capables de résoudre les mystères les plus mystérieux.
Untel: Oui. C'est nous.
Michel Denisot: Hé bien, les loulous, j'ai une mission pour vous...
Untel: Sans déconner.
Michel Denisot (la gorge serrée): Ecoutez...
Unetl: Voui.
Michel Denisot: C'est Ali Baddou, il a disparu!
Untel: Ali qui?
Michel Denisot: Ali Baddou, il s'occupe de la chronique littéraire. Je me suis dit que c'était votre créneau.
Untel: Ah, d'accord, je vois. Vous voulez qu'on vous fasse des fiches pour les bouquins à chroniquer?
Michel Denisot: Mais, nan, triple buse! Je veux que vous me retrouviez Baddou, c'est tout.
Untel: Faut que j'en parle aux autres...
Michel Denisot: Tu vas arrêter de faire ta pucelle, vous la prenez ou pas cette mission?
Untel: On peut vous rappeler?
Michel Denisot: Si tu veux coco, mais je suis pas chez oim. Pas avant ce soir, alors.
Untel: Très bien, à tout à l'heure monsieur Denisot.
Michel Denisot (raccrochant sans dire au revoir)
Dans la cuisine
Labuse: C'était qui?
Untel: Michel Denisot.
Labuse: Ah? Et il voulait quoi?
Untel: C'était pour nous proposer une mission.
Labuse: Ah, oui et laquelle? Rendre le Grand Journal drôle?
Untel: Mais nooon, faut retrouver Ali Baddou. C'est tout.
Labuse: C'est qui Ali Baddou?
Untel: C'est le mec qui s'occupe des livres.
Labuse: Ah?
Thomz (entrant): Vous parlez de quoi?
Labuse: Denisot a appelé pour une mission. Faut retrouver Ali Baddou.
Thomz: Ah, non?
Untel: Ah, non, quoi?
Thomz: Je ne prends pas.
Untel: Arrête
Thomz: Je m'en fous, je vous dis. Je prends pas cette mission.
Untel: Mais on n'a pas trop le choix, quand même.
Thomz: Je le ferai pas. Point.
Untel: Mais qu'est-ce qui te gène, bordel?
Thomz: C'est lui, là, je l'aime pas. Et aller le sauver... et bien... je ne peux pas. Je peux pas sauver quelqu'un que j'aime pas, non? Allez-y vous. Je m'en fous. J'irai aider Bart'...
Untel: Quoi? Bart'? Il est où Bart', d'ailleurs?
Labuse: Il est sur une mission à 20 euros...
Untel: Quoi?
Labuse: Il donne un cours de rattrapage à une fille qui prépare le bac...
Untel: Tu vois, Thomz, c'est pas avec 20 euros qu'on va pouvoir payer le loyer!
Thomz: J'y vais pas. Vous ne me ferez pas changer d'avis. Je l'aime pas!
Untel: Mais pourquoi tant de haine?
Labuse: Il a raconté la fin de Inglorious Basterds à Cannes!
Untel: Quel enfoiré!
Labuse: Ouais, il a révélé que....
Untel: Ta gueule! (se bouchant les oreilles). J'écoute pas.
(Pedro entrant)
Pedro: A quoi vous jouez, les amis?
Thomz: On a une mission, mais j'y vais pas.
Pedro: Ah, et moi, je peux venir? Je sais me battre maintenant!
Untel: Bon, les gonzesses, Faut qu'on prenne une décision. On la fait ou pas cette misision?
Labuse: On n'a qu'à attendre Bart'.
Untel: On va pas toujours prendre nos décisions en fonction de Bart'.
Pedro: C'est lui, le plus vieux. C'est un peu comme notre père.
Untel: Bon, j'en ai marre, vous me prenez tous la tête, là. Si ça continue, j'annule tout.
Thomz: Y'a encore de la bière au frigo?
Labuse: J'en ai remis ce matin.
Thomz: Bon, on se prend un petit verre, et on réfléchit.
Untel: Ok. Allons-y.... La journée fut bien chargée.
samedi 13 juin 2009
Le club du danger: Episode 5

Grâce à une ellipse, nos valeureux héros sont revenus d'Espagne, où ils sont allés chercher une mèche de cheveux de Bolaño pour le cloner. Mais à peine sont-ils arrivés à Paris qu’un mystérieux homme en noir les accostent et les prévient du grand danger qui les guette.
Dans la voiture
G@rp: Il v@ f@lloir l@ jouer fin@ude sur ce coup l@...
Thomz : C'est-à-dire ?
G@rp: Leur Bol@no cloné @ comme qui dir@it un peu foiré…
Pedro : Sans blague ?
G@rp: C’est devenu une espèce de n@zi chilien qui veut conquérir le monde…
Labuse : Dis donc, tu pourrais pas baisser un peu la radio, s'il te plaît ?
G@rp: Pourquoi ? C’est trop fort ?
Labuse : Non, c’est juste qu’annoncer la fin du monde sur « Partenaire Particulier », ça fait pas très crédible…
G@rp: T’@imes p@s RFM, mec ?
Labuse : Je dis ça, je dis rien…
Untel : Bon, vous n’allez pas vous prendre la tête pour une histoire de radio… T’as des armes, G@rp?
G@rp: Euh, non, f@ll@it que j’en prenne ?
Thomz : On est plutôt mal barré…
Devant le repaire des méchants
G@rp: Et voil@, on est arrivé…
Pedro : C’est là ?
G@rp : Bah, oui… Tu t’@ttend@is à quoi ? Un comité d'@ccueil @vec petits fours et ch@mp@gne?
Pedro : Non, c’est juste le côté hangar désaffecté, ça fait un peu cliché, non ?
G@rp: Qu@nd on voit les prix en ville… Tu s@is combien ça doit leur couter p@r mois ?
Pedro : Non
G@rp: V@s-y, dis un prix ? Je le s@is, mon cousin est d@ns l'immobilier...
Pedro : Je sais pas… 585 euros ?
G@rp: 987 euros ! S@ns les ch@rges !
Pedro : C’est une somme, en effet. Moi, par exemple, je…
Untel : Bon, les gonzesses, on se sort les doigts du cul, ou on continue à parler maison ?
Bart : Et comment qu'on entre ?
Untel : Je pensais y aller franco. On fonce dans le tas et on voit après…
Bart : Non ! Je veux dire… On y va comme ça ? On ne se présente pas. Direct, on les marave, c’est ça ?
Untel : C’est un peu mon plan... grosso modo...
Bart : Faudrait quand même trouver une phrase d’accroche, une entrée qui fasse classe, qui montre un peu qui on est…
Untel : Comme : « Salut bande d’enculés » ?
Bart : Mais, non, arrête… Tu vois ce que je veux dire ? On peut pas débouler comme ça, sans trouver quelque chose…
Thomz : Et si on leur lançait simplement Labuse ?
Labuse : Ta mère, toi !
Bart : Bon, si c’est comme ça, je n’y vais pas.
Untel : Et voilà, c’est reparti…
Bart : C’est de votre faute…
Pedro : Et si on disait : « Au nom de la littérature, nous vous arrêtons » ?
Untel : Non, c’est nul.
Labuse : Ou pourquoi pas un truc du genre : « Hé les mecs, si c’était un jour normal, on vous péterez la gueule… »
Bart : Et ???
Labuse : C’est un jour normal… Mel Gibson, dans L’arme fatale 3
Untel : Jolie citation. C’est vrai qu’on a vachement le temps pour ces conneries.
Thomz : On a qu’à juste dire : « Hey ! » et puis on improvise…
Bart : On improvise ? C’est toujours quand on improvise qu’on fait n’importe quoi…
Untel : On improvise. Point.
Thomz : Très bien, allons cassez la gueule à ces fachos chiliens !
Pedro : J’espère que cette fois, je me battrai
A l’intérieur du repaire des méchants
Thomz : Hey !
….
Thomz : HHHHHHHEEEEEEEEEYYYYYYY !!!!
Bart’ : C’est pas la peine, ils t’entendent pas avec toutes ces machines…
Untel : Baston !
Une voix en hauteur : Si j’étais vous, j’éviterai d’avancer…
Untel (stoppé net) : Montrez-vous ! Et…
Une autre voix : Et ???
Untel : Et on vous pète la gueule !
La voix : Ah oui ? Vraiment ? Et pourquoi donc ?
Untel : Vous avez piqué notre idée de cloner Bolaño pour en faire un nazi chilien qui veut détruire le monde ! On vous en empêchera…
La voix : Ecoute, bonhomme, tu vas retourner bien sagement chez ta mère faire ta petite crise d’adolescence et tu reviendras nous voir quand tu seras un homme…
Untel : Je vais vous défoncer la tronche…
La voix (devenant un visage) : Et bien, monte !
L’autre voix : Nous t’attendons…
Pedro : Oh mon dieu !
Thomz : Oui ?
Pedro : Vous avez vu qui c’est ?
Thomz : La vache…. C’est Eric Zemmour et Eric Naulleau !
Labuse : Comment qu’i’ connaissent Bolano, eux ?
Untel: Je peux pas les blairer, ceux-là
Pedro : Allons leur péter la gueule !
Thomz: T'énerves pas comme ça, Pedro, ou tu vas encore saigner du nez!
Bart': Je prends Naulleau, les autres vous foncez sur Zemmour!
Pedro: A l'attaque!!!
Après une bagarre infernale
Labuse : J’ai déjà l’impression d’avoir vécu cette scène…
Thomz : Oui, c’était déjà une blague dans l’épisode 4… ça sent le recyclage...
Pedro : Sauf que cette fois, je me suis battu, moi aussi ! Vous avez vu ! Hein ? Vous avez vu ? Comment je me suis battu !
Thomz : Bah, en fait, je regardais plutôt Bart…
Labuse : C’est vrai que c’était impressionnant…
Thomz : Dis, Bart’, t’as fait du catch dans ta jeunesse ou c’est naturel ?
Labuse : Pourtant, ça n’existait pas encore le catch en 1913…
Bart’ : C’est ça… Très marrant. N’empêche que les deux là, on ne risque pas de les entendre avant longtemps…
Untel : Il manque tout de même des réponses à nos questions. Il est où ce clone nazi de Bolaño ?
Bart’ : T’as qu’à leur demander, toi-même !
Untel (s’adressant aux 2 Eric ligotés dos à dos) : Alors ? Ou qu’il est le clone Bolaño ?
Un des Eric : Mph fiuom mmmfff
Pedro : On comprend rien. Bart a dû leur péter les dents tout à l’heure…
Labuse : Non, regardez, sous leur cou… On dirait qu’ils ont la tête de travers…
Thomz : C’est dégueulasse votre truc…
Bart’ : Mais, non ! Ce sont des masques !
Untel : Otons les! Et voyons qui se cachait derrière ce plan machiavélique !
Pedro (retirant leur masque) : Oh, mon dieu !
Bart : Mais c’est Fausto ! Et Odot ! Mais pourquoi ? Pourquoi vous ?
Fausto (crachant sur Labuse) : On ne vous dira rien…
Pedro (lui donnant une gifle) : Parle ! Tu vas parler, oui, ordure ?
Bart : Calme-toi, Pedro… Alors ? On vous écoute…
Fausto : C’est au nom de la littérature. Nous cherchions à prouver qu’il n’était pas besoin de parler de livres pour parler de littérature, et seul un clone de Bolaño pouvait nous aider…
Thomz : Et il est où, ce clone ?
Odot : Il a fondu*.
Fausto : C’est une longue histoire…
Labuse : Toute cette histoire m’a donné soif, si on allait plutôt boire une bière ?
Thomz :Je te suis…
Untel : Ouais
Bart’ : Moi aussi…
Pedro : J’appelle mes parents, et j’arrive…
Fausto : Et nous ?
Thomz : Vous ? Vous, on vous laisse réfléchir un moment à ce que vous avez fait et quand vous aurez compris, on viendra vous chercher.
Odot : C’est bon, on a compris.
Bart : Nt, nt, nt, on ne nous la fait pas à nous…
Pedro : Réfléchissez bien ! Et que cela vous serve de leçon !
* voir l'episode du Club du Danger : Chili Nocturne, Episode 4
Au café
Bart : Quand même, tout ça pour ça !
Thomz : On aura au moins vu Madrid !
Bart: Toute cette fin me semble un peu bâclée, tout de même...
Untel : Et bien, ça nous a servi de leçon.
Pedro : Pardon ?
Labuse : Oui, c’est vrai, la morale de cette histoire est que c’est pas la peine de cloner des morts pour parler des livres et qu’au fond, seule compte la seule et véritable amitié.
Thomz : C’est beau.
Labuse : La lumière du coucher du soleil y est pour beaucoup.
Bart : Allez, à votre santé.
Untel : A notre prochaine aventure !
Le conseil du Club du Danger :
Sur le trottoir
Labuse : Dis-donc, Bart ! Que fais-tu là ?
Bart’ : Tu ne le vois pas ? Je pratique le roller…
Labuse : Mais attends, ça ne va pas du tout ! Où sont tes protections ?
Pedro : C’est vrai, quand on fait un sport de glisse comme le roller, il faut toujours penser à se protéger contre une mauvaise chute
Untel : Protège bien ta tête, tes coudes, tes genoux et tes poignées…
Thomz : Avant de commencer à patiner, assure toi aussi que tout ton matériel est en bon état, si tu n’es pas sûr de toi, tu peux demander de l’aide à un adulte…
Bart : Si je comprends bien, il ne me reste plus qu’à rentrer chez moi et …. Ooooooh …..Aaaaaahhh…(perdant l’équilibre et tombant sur les fesses) Aie !
Tous en chœur : Ah aha ah aha ah ah ah ah ah !
jeudi 11 juin 2009
This is Happy End...

D'autant que les deux membres du groupe (Aurélien Bortoluzzi & Guillaume Zolnierowski) viennent du Havre, une ville que l'on n'imaginerait pas à première vue capable d'inspirer tant de finesse, de douceur, de tendresse et de mélancolie. Et pourtant, le temps de quarante cinq minutes, Le Havre, comme ce fut le cas, il y a quelques années avec Bristol, héberge un beau et grand groupe que l'on a envie d'aimer et de suivre dans leurs aventures mélodiques.
Si le disque fourmille d'idées, il foisonne aussi de références. C'est toujours bien d'avoir de bonnes références, tu me diras. C'est encore mieux de les avoir comprises et digérées.
C'est le cas de Your Happy End dont la culture musicale et l'ouverture d'esprit leur permettent d'établir des ponts véritablement audacieux entre les genres et d'emmener leur auditeur en terrain connu tout en lui faisant découvrir de nouveaux horizons. Un morceau est ainsi capable de convoquer dans une même euphorie Radiohead, Portishead, Dire Straits, MF Doom, le hip hop old school, U2, et une sunshine pop chaleureuse et envoûtante. En résulte donc un disque à la fois familier et ô combien imprévisible qui ratisse large mais qui reste d'une humilité confondante. T'es pas obligé de reconnaître la qualité des samples, les clins d'oeil ici et là à d'autres morceaux, les citations diverses pour véritablement apprécier le disque.
On pense aussi très souvent, mais cela ne regarde que moi, à Day One, et leur chef d'oeuvre oublié Ordinary Man sorti en 2000. Tu te rappelles? Non? Dommage parce que ce premier album est aujourd'hui quasiment introuvable.
Your Happy End semble entretenir avec le duo de Bristol le même talent à bricoler des chansons aussi belles qu'un jour de pluie en été.
Quant à l'architecture du disque, là aussi, elle est finement pensée et pertinente.
Les premiers morceaux de l'album (Dying above the clouds, Movie Star) caressent l'auditeur dans le sens du poil et l'installent confortablement dans une ambiance ouatée et planante. Puis le disque monte en puissance et les derniers morceaux (Window, Super Fridge, Lakak) atteignent une telle intensité orageuse et une si belle unité que les poils des bras finisssent par s'hérisser.
Bref, il y a un vrai travail. Ajoutons la réussite de la pochette, qui sous les rabats cartonnés du digisleeve garde jalousement à l'abri le cd originalement sérigraphié.
Your Happy End, c'est enfin l'histoire d'un type (Guillaume Zolnierowski) qui, adolescent, a revendu sa Megadrive toute neuve pour s'acheter sa première guitare.
Quand on arrive au point de se priver de passionnantes heures de jeu avec le hérisson bleu pour s'offrir à la musique, forcément, un jour, ça paie. Moi, par exemple, j'ai gardé ma Megadrive, et je suis toujours incapable de jouer Come as you are à la guitare. Et je n'ai d'ailleurs jamais, non plus, réussi à finir Sonic.
Echanger sa Megadrive contre une guitare, c'était sans doute le top de la meilleure idée '94.
Et c'est bien connu, ce n'est point avec une manette de console qu'on emballe les filles.
Que, diable, se serait-il passer si Guillaume Zolnierowski n'avait pas eu cet éclair de génie et troqué sa console 16 bits pour une 6 cordes?
Il n'aurait peut être jamais rencontré Aurélien Bortoluzzi, la voix, à la fois rageuse et rassurante, du groupe.
Et le Havre serait resté le Havre...
On connaissait la ville pour son ciel gris, son taux de chômage, son Little Bob, son Quick, ses 2 Auchan, ses habitants pas très sympas ou son port autonome (enfin, ici, ils disent surtout le "peurt").
On connaîtra maintenant Le Havre pour Your Happy End...

Visite leur myspace: http://www.myspace.com/yourhappyend.
Achète le disque.
lundi 1 juin 2009
Le club du danger : épisode 4
Précédemment dans le Club du danger :
Là, nos amis rencontrent le célèbre et mystérieux Professeur Bourdaud qui leur remet quelques mèches du frisé chilien et les avertit que d’autres personnes essaient de cloner l’auteur de Nocturne du Chili. Nos amis décident alors de retourner à Paris pour tenter coûte que coûte le clonage. Malheureusement, l’avion qui les ramenait se crashe. Bartleby, Untel, Pedro et Thomz se retrouvent coincer dans Etoile Distante qui comme chacun le sait est un bouquin de Bolaño. Labuse, lui, se retrouve prisonnier de Nocturne du Chili en compagnie d’un certain Tom Pynchon… Voilà, on en était à peu près là.
69
Farewell : Ecoutez, je vous dis qu’il y a quelqu’un d’autre dans la pièce. Nous ne sommes pas seuls. On nous espionne.
Moi : Nt, nt, nt… L’alcool vous fait délirer, Farewell… ce n’est pas comme cela que vous me mettrez dans votre plumard !
Farewell : Regardez plutôt derrière vous !
Moi : Grands dieux ! Mais qui sont ces énergumènes ? Qui êtes vous, bon sang? Que faites vous ici?
Tom: Je suis Tom Pynchon, et l'autre, là, c'est Labuse. Nous nous sommes quelque peu égarés…
Farewell: Mon cher Icabache, si je ne puis vous traîner jusqu'aux toilettes, je me contenterai alors de ce petit gros!
Labuse: Si vous touchez un seul des cheveux de cet enfant, je vous pète la gueule!
Farewell: C'est de toi que je parlais, gros malin!
Labuse: Cours, Tom, cours!
Farewell : Minute papillon ! Où crois-tu aller comme ça ?
Labuse : Si vous ne vous poussez pas de mon chemin, je…
Farewell : Tu ? Tu vas faire quoi ? T’as oublié tes muscles ? T’avez pas prévu qu’i’ allait y avoir bagarre aujourd’hui ? T’as oublié tes affaires de sport ? Laisse tomber et viens un peu par ici, mon loulou.
Labuse : Je ne suis pas votre loulou.
Tom Pynchon : Ecoutez, ce n’est pas la peine de la prendre mauvaise, on peut discuter…
Farewell : Toi, le jeune éphèbe de supermarché, je m’occupe de toi juste après le gras-double.
Labuse : Mais, je ne suis pas gros !
Moi : Farewell, nous pourrions vêtir ce Pynchon du petit costume de marin que vous gardez dans votre malle à l’étage.
Farewell : Bonne idée, mais il faudra lui cacher son visage avec un sac en papier… Il est tout de même particulièrement laid…
Labuse : Tiens, prends toujours ça, gredin ! (lançant un coup de pied violent dans l’entrejambe de Farewell)
Farewell : Sa race ! ça fait mal !
Une voix derrière la porte : Il est là, je l’entends.
Moi : Farewell, tenez ! Votre revolver ! Attrapez le !
Pedro : Mais que se passe-t-il ici ?
Thomz : Attention ! Baisse-toi, Pedro (sautant au ralenti sur Pedro pour le couvrir des balles)
Labuse : Oh, mon dieu, ils ont tiré sur Pynchon !
Untel : Espèces d’enfoirés !
Après quelques minutes d’un combat acharné
Bartleby : On s’en tire plutôt bien ! Une fois encore…
Pedro : Trop fort ! Comment Thomz lui a fait sa fête à Farewell ! Et quand Untel a pris les deux flingues et a glissé sous la table tout en tirant !
Thomz : C’est vrai que ça en jetait…
Bartleby : Et quand Labuse s’en est pris à l’autre cureton ! Qu’est-ce que tu lui as mis !
Pedro : Je ne sais même pas quel nom donné à ce que tu as fait…
Labuse : A vrai dire, cela s’appelle du Muay Thai… Mais attendez une minute, ce n’est pas que cela ne me fasse pas plaisir, mais que faites vous ici, les amis ?
Untel : On était coincés dans Etoile Distante mais on s’est cassé…
Labuse : Mais comment vous avez fait ?
Untel : Bah, comme on était piégé dans le bouquin, on s’est dit que le meilleur moyen pour s’en échapper, c’est d’avoir recours à une ellipse…
Thomz : On est arrivés ici grâce à une ellipse ! C’est dingue, non ?
Labuse : Et vous l’avez mise en place comment cette ellipse ?
Bartleby : C’est très simple, laisse moi t’expliquer :
Après quelques minutes d’explication
Labuse : En effet, c’est fichtrement malin. Vous croyez que ça peut marcher ici, aussi ?
Bartleby : On peut toujours essayer.
Thomz : Attendez !
Pedro : Quoi encore ?
Thomz : Vous n’avez pas vu toutes les bonnes bouteilles que ces deux pingouins ont dans leur cave ?
Bartleby : Parait effectivement que le vin chilien n’est pas dégueu…
Pedro : Et leur bibliothèque ! Vous avez jeté un œil….
Untel : Bon, on ne se surcharge pas inutilement, non plus. Disons, six bouteilles chacun, ça devrait le faire….
Thomz : On en ouvre une maintenant ?
Labuse : C’est vrai que cette bagarre m’a un peu asséché le gosier.
Bartleby : On a le temps en plus…
Pedro : Messieurs, je m’en vais faire un petit tour dans leur bibliothèque et je me joins à vous.
Thomz : Qui a un tire-bouchon ?
Bartleby : Ah, non… merde, j’ai rien…
Untel : Tiens, j’ai toujours un couteau suisse sur moi !
Thomz : Et c’est maintenant que tu le dis !
Untel : Oui, pourquoi ?
Thomz : Pour rien...
Après deux bouteilles
Untel : Bon, maintenant faut qu’on trouve un moyen de rentrer…
Labuse : T’avais pas parlé d’une ellipse ?
Untel : Admettons. Et si ça foire ? Si par exemple on se retrouve dans 2666 ?
Thomz : Ou pire dans un Marc Lévy…
Bartleby : Il faut qu’on arrive à renter à Paris. Tu as toujours la mèche de cheveux sur toi, Labuse ?
Labuse : Oui, elle est dans mon porte-feuille juste à côté d’un autographe de Bernard Lavilliers.
Bartleby : Parfait.
Pedro (chargé de livres) : Messieurs, je suis prêt !
Thomz : Tu déconnes, tu passeras jamais l’ellipse avec autant de bouquins.
Pedro : Mais ce sont des éditions originales et ça, c’est un texte d’Aristote que je ne connaissais même pas. C’est la suite de la Métaphysique !
Thomz : Vas-y, fais-toi plaiz… Mais je te préviens, je ne t’aiderai pas à porter tout ça !
Pedro : Je me débrouillerai !
Untel : Bon, alors, on décolle ou on s’encule ?
Bartleby : Très bien, allons-y. Place à l’ellipse.
70
Pedro : Alors, ça a marché ?
Thomz : Putain, on est toujours là !
Bartleby : On est trop chargé…
Untel : Pedro, laisse quelques bouquins ici !
Pedro : Vous n’avez qu’à laisser des bouteilles, vous !
Bartleby : Pedrooooooooo !
Pedro : Bon, d’accord.
Bartleby: Bon, allez, c’est reparti!
71
Pedro : Alors ?
Bartleby : Attends un peu. Je sens que ça arrive.
Labuse : ça va durer combien de temps ?
Bartleby : Je n’en ai aucune idée, quand on était coincés dans Etoile Distante, on a d’abo----
Paris, 14h19
Pedro : Fantastique, ça a marché ! ça a marché ! On est rentré ! Je reconnais, on est dans le douzième !
Bartleby : Je vous l’avais bien dit !
Untel : Tout le monde est là ?
Labuse : Oui, on dirait…
Thomz : Enfin chez soi !
Untel : Bon, on fait quoi maintenant ?
Labuse : J’irai bien prendre une douche. Je suis crevé.
Bartleby : Y’a pas une station vélib, pas loin ?
Un homme en noir s’approche.
L’homme en noir : Messieurs du Club du Danger ?
Untel : Ouais.
L’homme en noir : Je suis l’Escargot G@rpien. Il f@ut que vous me suiviez immédi@tement!
Bartleby : Et pourquoi donc ?
G@rp: Vous vouliez cloner Bol@ño, n’est-ce p@s?
Thomz : Oui, comment le savez-vous ?
G@rp: Nous @vons nos inform@teurs! Vous n’êtes pas les seuls.
Labuse : On sait, c’est bon.
G@rp: Oui, m@is eux l’ont déj@ cloné…
à suivre....
à la mémoire de Thomas Pynchon