samedi 21 novembre 2009

Un mauvais pantalon


Une histoire de Le club du Danger par Jacques Granola.


Ce matin là, tout était calme ou presque. Untel buvait son cinquième café depuis qu'il était réveillé. Il avait bien dormi et se sentait d'attaque pour affronter cette journée peu ordinaire. De la salle de bain, on entendait les robinets de la douche qui se fermaient. C'était Thomz. Un bruit de spray de déodorant parvint jusqu'aux oreilles attentives d'Untel. Puis, dans une veloute parfumée aux notes masculines de musc, Thomz entra. Il portait une chemise blanche dont il avait négligemment déboutonné les 3 premiers boutons et un pantalon de velours mauve qui dessinait parfaitement les formes avantageuses de la partie inférieure de son corps. Untel posa sa tasse de café:
- C'est quoi ce pantalon ? interrogea Untel
- C'est un petit velours de H&M.
- Ah, d'accord.
- Ah, d'accord, quoi?
-Non, rien. Je me demandais c'est tout...
-Arrête, ça me fait un gros cul, c'est ça?
- Non, non pas du tout...
- Je vois bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas? C'est la couleur?
-Mais, non gros bêta, il est très bien ce petit pantalon...
- C'est la mode, cet hiver.
-La mode de quoi?
-Le violet
-Ah...
- Bon c'est bon, qu'est-ce qu'il y a...
- Mais, rien, j'te dis sauf que...
- Sauf que quoi? Hein? Tu vois qu'il y a quelque chose. Putain, 39euros99, quand même.
- Bah, il n'est pas un peu trop moulant, quand même?
- Quoi? C'est au niveau du cul, c'est ça? Je le savais. Je l'ai vu dans la glace tout à l'heure.
- Non, ça, ça va encore.
- Putain, quoi encore...
- Bah, disons que le devant est un peu vulgos, non?
- Ah?
- Ouais, là, tu vois, c'est pas pour critiquer mais là, par exemple, ça fait un renflement assez disgracieux...
- C'est mon portable!
- Quand bien même. Si j'étais toi, j'éviterai de me montrer devant des enfants... ou...
- Bon, c'est bon. Je vais me changer....
- Je dis ça, je dis rien...

Soudain, Perdo entra dans la cuisine, les cheveux en bataille, le visage parsemé de poils de barbe prépubère de quelques jours.
- Qu'est-ce qui se passe? On vous entend d'en haut? s'inquièta Pedro.
- Rien, rien. C'est Untel.
- On discute chiffon, ajouta Untel
- Sympa, ton fute, Thomz. Tu l'as eu où?
- Oh, c'est bon, ta gueule...
Thomz s'en alla d'un pas terminé et dynamique rejoindre la salle de bain. Untel reprit une gorgée de son breuvage cafeiné et Pedro se servit à son tour une tasse de thé sur laquelle était inscrit en caractère gras d'un noir profond sur un fond rouge"Encore un matin".
- Dis-donc, annonça Pedro, il est un peu susceptible ce matin, le Thomz.
- Oh, c'est rien. Il se cherche un peu en ce moment.
- Comment ça?
- J'en sais rien, je disais ça comme ça. Et toi, ça s'est bien passé, hier, ton cours de Karaté?
- Oui, ça va, les élèves étaient réceptifs. J'ai pu leur montrer plusieurs enchainements...
- Franchement, tu m'épates, il t'a fallu quoi pour arriver à ton niveau? 1 an? 10 mois?
- Ce ne fut pas facile tous les jours, mais l'important, c'est d'avoir le mental.
- Ouais, t'as bien raison.
- On fait quoi aujourd'hui?
- On a le truc sur Steve Braquemart à commencer.
- Ah ouais? ça va pas être un peu chiant?
- On verra.
- Je ne le sens pas trop ce type.
- On verra, j'te dis.
- Et Bart'?
- Il n'est toujours pas rentré. Il est reparti hier soir. Il a pris 2-3 slibard, et pioufff, reparti...
- J'aimerai bien savoir ce qui se passe quand même.
- A qui le dis-tu...

Soudain, alors que nos héros ne s'y attendaient pas et comme par surprise, quelqu'un frappa à la porte d'une manière assez véhémente.
Untel se leva et se dirigea vers le hall d'entrée. Au passage, il ramassa un livre de poche qui traînait par terre et le déposa sur le buffet du salon. Il ouvrit ensuite la porte d'entrée sans crier gare.
Steve Braquemart se tenait sur le tapis de bienvenue de la porte d'entrée. Les yeux rougis par l'acool et le désespoir.
- On veut me tuer dit-il d'une voix peu assurée et tremblante.
- Mais, entrez donc invita Untel.
- Je suis fini, monsieur Untel.
- Rhoo, voyons, il ne faut pas être défaitiste. Qu'est-ce qui ne va pas?
Steve regarda avec des yeux hagards tout autour de lui comme s'il cherchait quelque chose qui pouvait lui nuire. Il respira un bon coup puis sortit de sa poche un papier.
- Regardez ce que j'ai trouvé ce matin dans ma boîte aux lettres.
Untel recula d'un pas, horrifié. Il se plaqua la main contre la bouche puis articula très clairement:
- Il va falloir que Bart' revienne vite...

(à suivre)

mercredi 11 novembre 2009

La raison de la critique pratique - épisode ???


Quelque part. Un jour.

Thomz: Dites donc, les copains, j'ai bien cru que sur celle là, on n'y arriverait jamais.
Pedro: Heureusement que Untel était là pour tout éclaircir...
Untel: C'est un coup de chance, remarquez...
Thomz: Fallait quand même le trouver le coup des initiales. A.B, Ali Baddou, Antoine Bello... Ce cher écrivain français de talent ne supportait pas la concurrence.
Pedro: N'empêche, on n'a toujours pas serré de meufs avec tout ça.
Untel: Le cours des choses va pouvoir reprendre... non, merde, comment qu'on dit déjà...
Thomz: Les choses vont reprendre leur cours.
Pedro: Au fait, il est où Bart?
Untel: Dans ton cul...
Pedro: Ah, ouais, très fine, celle là. Bravo.
Untel: Désolé.
Thomz: Il est chez Marc Villemain.
Untel: Encore?? Ils ne se quittent plus.
Pedro: Hum hum
Untel: C'est quoi ce "hum hum"
Pedro: C'est un "hum hum" d'approbation...
Untel: Naan, arrête, c'est un "hum hum" avec un sous-entendu...
Pedro: Non, je t'assure.
Thomz: Tu sous-entends quoi, au juste?
Pedro: Mais je sous entends rien du tout, bordel! Si on n'a même plus le droit de faire "hum hum", juste comme ça pour souligner l'importance d'une tirade...
Untel: Ouais, bah, n'empêche que ton "hum hum" ressemblait un peu plus à un "hum hum" avec quelque chose derrière.
Pedro: Le sujet est clos.
Thomz: ça fait pas bizarre depuis que Labuse est mort?
Untel: Ah, ouais, c'est vrai. J'avais oublié.
Pedro: Le pauvre, depuis qu'il a été viré, il trainait son désespoir dans les bars les plus crasseux de la capitale... et puis...
Untel: Arrête, n'en parlons plus.
Thomz: La question est de savoir maintenant si on continue ou non "Le club du danger".
Pedro: Faudrait que Bart soit là.
Untel: On est assez grands pour prendre une décision tout seul.
Thomz: Faudrait refondre le truc. Garder le même concept et y insuffler une dose de nouveauté.
Untel: On pourrait avoir un camion?
Pedro: Ou un hélico?
Thomz: Non, ce n'est pas cela. Il faudrait changer la forme.
Untel: Du genre?
Thomz: Du genre un changement radical mais qui s'inscrit dans la continuité...
Pedro: Et si on demandait à un auteur célèbre d'écrire une de nos aventures chaque semaine?
Untel: Quoi?
Pedro: Bah, oui. Nos rapports, au lieu de les taper comme des tapettes, on demande à quelqu'un de les faire pour nous, mais dans un langage chatié. Comme ça, on garde le Club et on a une plus value.
Thomz: Pas bête.
Untel: Mais à qui demander?
Thomz: On n'a qu'à faire un prix sur les missions. Par exemple, -25% si le type est d'accord pour tout coucher sur papier.
Untel: Putain, on aurait du demander à Beigbeider, la dernière fois, on aurait p'tet eu un prix.
Thomz: Attends, on ne peut pas faire n'importe quoi non plus.
Untel: Alors, qui?
Thomz: Pour le premier, j'ai bien ma petite idée. Il nous le doit bien. Je vais lui passer un coup de bigo pour lui en bafouiller deux trois mots.


Thomz se leva alors tout d'un homme et se dirigea vers le téléphone. Lorsqu'il plia son bras, ses muscles saillants créérent une petite bosse régulière sous le coton de sa chemise blanche.
Il se gratta méthodiquement la tête et composa d'un doigt les numéros du numéro qu'il voulait appeler. La tonalité se fit entendre. Et au bout de quelques secondes, une voix d'homme décrocha. Untel et Pedro n'entendaient pas de là où ils étaient assis ce que Thomz pouvait bien dire mais ils avaient une confiance indéfectible en leur ami. Untel se servit à nouveau un verre de scotch. Il fit tourner le breuvage quelques instants puis porta le verre à ses lèvres.
Soudain, on sonna à la porta. C'était quelqu'un qui appuyait sur la sonnette d'entrée. De manièree brusque et déterminée.
Pedro se leva, au passage il tapota l'épaule de son ami au téléphone qui semblait rire de sa conversation. Arrivé devant la porte, il eut comme un préssentiment, quelque chose qui lui disait que quelque chose allait arriver. Il ne savait pas quoi. Mais il savait.
Alors, il prit sa respiration à deux fois pour essayer de calmer le rythme saccadé de son souffle et il ouvrit. Un homme et deux femmes se tenaient sur le paillasson "Bienvenue". Il tendit sa main à Pedro qui aperçut bien malgré lui la pointe des seins des deux jeunes filles qui dardait sous leur chandail échancré.
- Bonjour, je suis Steve Braquemart.
-Le Steve Braquemart?
- En personne.
- Je suis Pedro.
- Le Pedro?
- Oui, et là, ce sont Thomz au téléphone et Untel. Celui qui parle tout seul avec son verre de scotch.
- Bien, voici Cindy et Sandra, elles m'accompagnent. Me laisseriez vous entrer?
- Avec plaisir, M. Braquemart.

Steve Braquemart entra avec la grâce d'un félin dans l'appartement 4 pièces de nos amis. A la fois sur la défensive comme une panthère, mais avec une telle force de séduction que Thomz en lâcha le combiné.
-Si je viens vous voir, les cocos, c'est que je suis dans une belle mouise.
-On s'en doute dit Untel, en reposant son verre sur la table à côté d'un Télérama et d'un Chronicart.
-Vous, vous êtes plutôt des hommes de lettres. Et moi, je suis un homme d'action. Chacun son boulot. On ne va pas demander aux poules de se garder toute seules. Ni à l'habit de faire le moine, si vous voyez ce que je veux dire.
- C'est parfaitement clair.
-Il arrive un temps où un homme se pose des questions et un temps où il doit y répondre.
- Oui, continuez...
-Et bien, je suis bloqué à ce foutu deuxième temps...
-Hein?
- Vous voyez, je ne suis pas une tarlouze hein?, mais, je me pose des questions importantes sur mon existence et le sens de la vie. Et je suis incapable d'y répondre.
-Et?
- Et je voudrais que vous m'aidiez à y répondre.
- C'est une mission?
- La plus périlleuse de toute ma carrière...
- Dites-donc, vos deux copines, elles sont obligées de boire du champagne en se le faisant couler entre les seins?
- C'est comme ça que nous, les gens beaux, nous faisons.
-Bah, moi, ça me donne la gaule, là.
- On peut revenir à notre problème.
-Oui. Bien sûr.
-Vous connaissez nos tarifs.
-Oui.
-Et bien, M. Braquemart, nous allons vous aider. Revenez mardi prochain, et nous règlerons cette affaire au plus vite.
-Oh, merci dit Steve Braquemart avec un tremolo dans sa voix de baryton, je vous remercie du fond du coeur.
- C'est rien, après tout, c'est notre job, conclua Untel.

Jacques Granola, pour le Club du Danger


jeudi 16 juillet 2009

How To Keep A Pervert Busy

(vu sur Gearfuse)

mercredi 15 juillet 2009

Le club du danger - La raison de la critique pratique : Episode 3


AVERTISSEMENT
Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement forcée.


Dans la loge de Ali Baddou


Pedro: Je n'y comprends strictement rien.
Thomz: C'est pourtant clair, relis-le mot, andouille!
Pedro: Le dernier qui m'a traité d'andouille a passé un sale quart d'heure!
Thomz: Ah, Pedro, Pedro, tu n'oserais pas frapper un ami...
Pedro: Passe-moi le mot...
Labuse: Bon, on part là dessus ou bien?
Untel: Ou bien quoi?
Labuse: Ou bien rien? Je sais pas moi, c'était une amorce comme ça. A toi de compléter.
Untel: Vas-y, Pedro, relis le mot encore une fois.
Pedro (se raclant la gorge tout en prenant un air grave): Tout ce qui arrive à présent, c'est de la faute d'un camembert.
Untel: Comprends pas.
Labuse: Bart'
Bart': Quoi encore?
Labuse: T'as pas une idée?
Bart': Et pourquoi j'aurai une idée, moi?
Labuse: Je sais pas, attends, ah, si je me rappelle, c'est pas toi le philosophe par hasard?
Bart': Qu'est ce que tu veux que je te dise à propos d'un camembert. Philosophiquement, ça vaut peau de balle.
Thomz: Évidemment, dès que c'est un auditoire sans nichons, monsieur est peu loquace.
Bart': Mais vous me prenez la tête à la fin. Y'a rien à dire sur ce mot.
Labuse: La nécessité? Le besoin? Le désir? La fatalité?
Bart': C'est bien tu connais des mots. Fais une phrase maintenant pour voir.
Labuse: Je crois que c'est une problématique autour de l'irréparable et de l'irrémédiable?
Bart': ???
Untel: Cette ambiance est vraiment à chier. Enfin, c'est juste un avis personnel...
Pedro: Je crois que tout le monde est un peu fatigué. Rentrons au QG et faisons analyser ce mot par le grand ordinateur.


Extrait du journal intime d'Ali Baddou

Lundi 16 mars 2009

Aujourd'hui, j'ai été au salon du livre et c'était super car il y avait plein de livre et moi, j'aime bien les livres. Au stand de La Musardine, il y avait de superbes hôtesses. J'ai pris le numéro de Christelle. Vachement canon. Et intelligente. Elle lit deux livres par semaine!!! Au moins.


Au QG du Club du danger

Pedro: Tenez les amis, je vous ai préparé un petit remontant. Un petit thé sous un nuage de lait accompagné de son cannelé et d'un macaron à la noisette que j'ai faits ce matin. Si quelqu'un désire une tranche de citron, je lui apporte de suite.
Bart' (se servant et portant la tasse à ses lèvres): Merci, Pedro, tu es bien gentil.
Pedro: Attention, repose-bien la tasse sur le plateau. Sinon après ça fait des traces sur la table et c'est chiant à enlever...
Thomz: Tu serais excellent en jeune amant gay légèrement soumis...
Pedro: Ta gueule Thomz...
Untel: Bon, alors que dis le grand ordinateur?
Bart': Hé bien, on dirait que Labuse avait vu juste. Il est bien question des idées d'irréparable et d'irrémédiable.
Labuse (tout fier): Ah! Ah! Et tu dis quoi, maintenant? Hein, Bart'?
Bart': Non, en fait, je déconne, ça n'a rien donné. Aucun résultat.
Labuse: Peut-être. Mais n'empêche, je continue à penser que j'avais là une diable d'intuition.
Untel: On avance pas beaucoup pour l'instant.
Pedro: On a le journal intime. Il faudrait reprendre ses dernières journées et refaire le même parcours que lui.
Bart': C'est une bonne idée!
Thomz: On remonte à quoi? 3 jours? 1 semaine?
Labuse: Et si on utilisait simplement la machine?
Bart': Non, on ne peut pas. Rappelle-toi la dernière fois. On a failli causer la fin du monde.
Thomz: Et heureusement que j'étais là pour réparer tous les paradoxes temporels.
Labuse: J'en ai marre. On a plein de trucs et on s'en sert jamais.
Untel: "J'ai toujours pensé que la meilleure machine était le cerveau"...
Labuse: Rambo 2?
Untel: Gagné...
Bart': Quoi?
Untel: Rien, je cite Stallone dans Rambo 2. C'est tout.
Pedro: Bon, si on regarde bien, 3 jours avant sa mort, Ali Baddou était en week end au Touquet.
Thomz: Très bien, allons-y.
Untel: Mais qu'est-ce qu'on va foutre au Touquet?
Bart': Rhooo, fais pas cette tête, Untel. On sera vite rentré. Allons faire nos bagages.


Au Touquet

Pedro: Ouah, c'est ça le Touquet?
Untel: Bah, oui.
Labuse: On dirait que ça sent un peu comme à l'hôpital, 'trouvez pas?
Bart': Qu'est-ce qu'il est venu faire au Touquet Ali Baddou?
Pedro (sortant le journal intime): Il est venu en amoureux avec une certaine Sarah. Elle habite ici. Allons la voir.
Thomz: Regardez le type là-bas, de dos, on dirait Marc Villemain, non?
Untel: Oui, mais alors juste de dos.
Labuse: C'est qui Marc Villemain?
Pedro: Le Marc Villemain de Facebook?
Bart': C'est le grand prix SGDL de la nouvelle 2009.
Thomz: Respect.
Pedro: Regardez, il se retourne.
Thomz: Oh mon dieu, il ressemble encore plus à Marc Villemain de face.
Bart': Mais c'est Marc Villemain, crétin.
Pedro: Allons le saluer.
Bart': Marc!
Marc Villemain: Bartleby! Quelle surprise! Que fais-tu ici si loin du vieux port?
Bart': C'est une longue histoire. On recherche Ali Baddou. il a disparu. On a trouvé un mot qui disait que c'était la faute d'un camembert. Et maintenant on suit son journal intime qui nous a conduit ici. Et toi?
Marc Villemain: Vous n'avez rien de mieux à foutre? Moi, je suis ici pour présenter mon bouquin au Grand Salon International des Livres Biens du Touquet.
Bart': Ah. ça existe ça?
Marc Villemain: Bah, oui, puisque je suis là.
Bart': Très bien, on ne va pas te retenir plus longtemps. Notre mission ne peut pas attendre.
Marc Villemain: Attendez une minute. Je connais quelqu'un qui pourrait peut-être vous aider. (cherchant dans son i-phone). Aux dernières nouvelles, il était à Madrid, mais je crois qu'il est revenu à Paris. C'est un professeur un peu fantasque mais tout à fait brillant...
Bart': Le professeur Emmanuel Bourdaud?
Marc Villemain: C'est ça? Tu le connais? Il est super balèze question fromage. Il pourra certainement vous aider.
Pedro: Je croyais que c'était les Petits Lu son truc? (*voir Le club du Danger, Chili Nocturne)
Untel: ça veut dire qu'on doit rentrer à Paris? Déjà?
Marc Villemain: Ecoutez les amis, ça fait 3 jours que je suis au Touquet. Et il n'y a personne. Il n'y a rien à faire. Et il pleut depuis des mois. Tout ce que vous trouverez ici c'est la violence de l'ennui.
Bart': Marc a raison. Il faut retourner voir le Professeur Emmanuel Bourdaud.

mardi 7 juillet 2009

Le club du danger - La raison de la critique pratique: Episode 2


Au QG du Club du Danger. Nos amis savourent quelques bières. Bart' entre.

Bart': Alors, les filles, on bronze?
Untel: Nan.
Bart': Et 20 euros de plus! 20! Je les mets dans la cagnotte?
Untel: Ouais.
Thomz: Ou tu peux descendre au Monop'? Y'a plus de Leffe.
Bart': Tu parles d'un accueil! Vous faites la tronche? Il se passe quoi au juste?
Untel: Il se passe qu'on a une nouvelle mission.
Bart': C'est plutôt une bonne nouvelle, non?
Pedro: Il se passe aussi que Thomz ne veut pas la faire.
Bart': Ah... Et pourquoi?
Untel: Ce serait trop long à expliquer, ça fait une heure qu'on est dessus et Labuse avait quelque chose à proposer justement... Labuse?
Labuse: zzzzzzz
Untel (secouant Labuse): Merde. Labuse? Tu dors?
Labuse: Je m'étais assoupi. Micro sieste réparatrice...
Untel: C'était quoi ton idée déjà?
Labuse: Ah... ouais! Thomz, tu vois, Ali Baddou, il plait vachement aux filles...
Thomz: Ah? Vraiment?
Labuse: Bah, oui. Toutes les meufs craquent pour ses beaux yeux. Alors, je me dis qu'il doit bien en connaître un paquet. Donc, si on le sauve, peut-être qu'on va pé-cho plus facilement, non?
Thomz: C'est vrai que de ce point de vue là...
Labuse: C'est indéniable. Baddou est un piège à meufs. Faut en profiter.
Thomz: Oui, ce serait plutôt une bonne idée.
Pedro: Euh... faudrait p'tet que je demande à mes parents?
Untel: T'inquiètes, mec.
Bart': Bon, d'après ce que j'ai compris, faut retrouver Ali Baddou. La question est de savoir maintenant par où on commencer ?
Thomz: Et si on mettait le milieu de la critique sur écoute?
Untel: Tu crois? On aura jamais l'autorisation...
Thomz: Faudrait choper un portable.
Untel: Oui, mais de qui?
Pedro: Attendez, on exagère pas un peu là?
Labuse: De?
Pedro: Déjà dans le dernier épisode, c'était limite tout le truc à la LOST, mais maintenant, on va se la jouer à la Wire?
Untel: Rhooo, t'es pas marrant. On peut s'amuser quand même.
Pedro: Non. Si c'est pas une idée originale, je viens pas.
Thomz: Et ça recommence... On ne va jamais y arriver.
Bart': Bon, ok, ok. On va d'abord aller voir à Canal si on trouve des indices.
Pedro: Ah, c'est mieux.


Devant Canal +

Untel: Bonjour, on est le Club du Danger. On vient pour enquêter sur la disparition de Ali Baddou.
Le vigile à l'entrée: Ah. Et?
Untel: Et bien, on voudrait entrer.
Le vigile à l'entrée: Bah, non.
Untel: Et pourquoi?
Le vigile à l'entrée: Y'a pas de pourquoi, y'a pas de parce que, y'a pas de comment, y'a pas de qui, y'a pas de quoi ou de qu'est-ce! Toi et tes copains, tu n'entres pas, c'est tout.
Bart': Ecoutez, c'est Michel Denisot qui nous envoie!
Le vigile à l'entrée: D'accord. Et bah moi, c'est moi qui vous dit que vous ne pouvez pas entrer. Et moi, je n'écoute que moi.
Pedro: Monsieur, je vous préviens, si nous ne pouvons entrer tel des gens civilisés, je vous mets au défi.
Le vigile à l'entrée: Et?
Pedro: Je te pète la gueule avec mon karaté.
Le vigile à l'entrée: Bon. Les comiques, vous m'avez bien fait marrés, mais maintenant faut partir...
Pedro (se mettant en position de combat): Allez viens, gredin! Viens tater de ma savate!
Labuse: Arrête, Pedro, t'es tout rouge. Tu vas faire un malaise.
Pedro: Je sais que je peux. J'ai appris.
Labuse: Pedro, non, arrête, sérieusement...
Pedro: Ayaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!
En choeur: Pedro, non!
Et Pedro, telle une hyène intrépide, allonge un coup de pied droit parfaitement tendu d'une force incroyable. Le vigile s'affale de tout son poids sur le trottoir.
En choeur: ....
Pedro: Allez, la voie est libre. Maintenant, on peut entrer.


Dans la loge d'Ali Baddou

Thomz: Ouah, cette loge est plus grande que mon appart'. Quelle enflure!
Bart': Faut trouver un indice!
Labuse: ça ressemble à quoi un indice au juste?
Untel: A ça!
Pedro: Qu'est-ce que c'est?
Untel: C'est un post-it sur lequel est indiqué une adresse!
Pedro: Bien. Et alors?
Untel: Alors, si c'était par terre, ça doit bien vouloir dire quelque chose, non? il a pu le laisser tomber volontairement.
Bart': Ouais. D'accord. on regardera au QG à quoi l'adresse correspond. Faut qu'on trouve autre chose... Plutôt.
Thomz: Et Labuse, tu fais quoi...
Labuse (fixant des photographies scotchées sur le mur): Regarde, Thomz! C'est Ali Baddou et à chaque fois, il pose avec une fille différente.
Thomz: Oh! Oh!
Labuse: Elles sont toutes magnifiques.
Thomz (les larmes aux yeux) : De vraies beautés... Faut retrouver Baddou... Vraiment...
Pedro: Regardez! Regardez ce que j'ai trouvé!
Bart': Mais qu'est-ce encore?
Pedro: Un journal intime! C'est le journal intime d'Ali Baddou. Malheureusement, il est condamné à rester secret car un petit cadenas empêche l'ouverture de ce dernier. Quel subtil stratagème...
Bart': Fais voir, deux secondes. (Pedro lançant le journal à Bart'). C'est bien ce que je pensais. Ce journal intime est inutilisable. On ne peut pas l'ouvrir.
Untel: On a qu'à péter le cadenas?
Pedro: T'es fou? C'est comme un viol. S'il a mis un cadenas, c'est qu'il y a des choses qu'il ne veut pas qu'on sache.
Untel: Raison de plus!
Thomz: Bon, attendez. C'est quoi votre problème ? (attrapant le journal intime, et au passage un stylo posé sur une table) Et voilà! C'est ouvert maintenant.
Labuse: Bravo!
Pedro: Bravo, mais je ne le dis pas sur le même ton. C'est un bravo ironique, Thomz...
Thomz: Oh mon dieu, regardez!
Bart': Ce n'est pas possible... Est-ce bien...
Untel: Et bien voilà. Pour un indice, c'est un indice, cette fois.

dimanche 28 juin 2009

Le Club du danger : La raison de la critique pratique


Première partie

Au QG du Club du danger - Tout est bien calme, ce matin là.

Thomz: Tu fais quoi, là?
Labuse (tenant une DS dans les mains): Je joue...
Thomz: Ah... Et les autres?
Labuse: Je sais pas... Untel doit pas être très loin. Pedro est à son cours de Karaté et Bart est sur une mission...
Thomz: On se fait pas un peu chier, là?
Labuse: Personne appelle. J'y peux rien, moi.
Thomz: Le Club du Danger, ça va pas être un club d'une seule mission, bordel! Et la pub, alors?
Labuse: Elle passe un peu partout. Mais, toujours rien.
Thomz: Pffffff
Labuse: Pfffff aussi....
Thomz: Je vais voir ce que fait Untel...

Au téléphone

Labuse (jouant toujours à la DS): TELEPHONE!
...
Labuse: TE-LE-PHONEEEEEEEEuh!
Untel: C'est bon! C'est bon! Je prends... T'as pas l'air trop débordé, toi, non?
Labuse: J'aime pas répondre au téléphone...
Untel: Club du Danger, j'écoute.
Une voix: Salut les branleurs, c'est Michel Denisot...
Untel: Michel?
Michel Denisot: Oui. Le Michel Denisot de Canal+, tu me remets?
Untel: On n'a pas la télé.
Michel Denisot: Pas grave. Ecoute, il parait que vous êtes une petite bande d'enfoirés capables de résoudre les mystères les plus mystérieux.
Untel: Oui. C'est nous.
Michel Denisot: Hé bien, les loulous, j'ai une mission pour vous...
Untel: Sans déconner.
Michel Denisot (la gorge serrée): Ecoutez...
Unetl: Voui.
Michel Denisot: C'est Ali Baddou, il a disparu!
Untel: Ali qui?
Michel Denisot: Ali Baddou, il s'occupe de la chronique littéraire. Je me suis dit que c'était votre créneau.
Untel: Ah, d'accord, je vois. Vous voulez qu'on vous fasse des fiches pour les bouquins à chroniquer?
Michel Denisot: Mais, nan, triple buse! Je veux que vous me retrouviez Baddou, c'est tout.
Untel: Faut que j'en parle aux autres...
Michel Denisot: Tu vas arrêter de faire ta pucelle, vous la prenez ou pas cette mission?
Untel: On peut vous rappeler?
Michel Denisot: Si tu veux coco, mais je suis pas chez oim. Pas avant ce soir, alors.
Untel: Très bien, à tout à l'heure monsieur Denisot.
Michel Denisot (raccrochant sans dire au revoir)


Dans la cuisine

Labuse: C'était qui?
Untel: Michel Denisot.
Labuse: Ah? Et il voulait quoi?
Untel: C'était pour nous proposer une mission.
Labuse: Ah, oui et laquelle? Rendre le Grand Journal drôle?
Untel: Mais nooon, faut retrouver Ali Baddou. C'est tout.
Labuse: C'est qui Ali Baddou?
Untel: C'est le mec qui s'occupe des livres.
Labuse: Ah?
Thomz (entrant): Vous parlez de quoi?
Labuse: Denisot a appelé pour une mission. Faut retrouver Ali Baddou.
Thomz: Ah, non?
Untel: Ah, non, quoi?
Thomz: Je ne prends pas.
Untel: Arrête
Thomz: Je m'en fous, je vous dis. Je prends pas cette mission.
Untel: Mais on n'a pas trop le choix, quand même.
Thomz: Je le ferai pas. Point.
Untel: Mais qu'est-ce qui te gène, bordel?
Thomz: C'est lui, là, je l'aime pas. Et aller le sauver... et bien... je ne peux pas. Je peux pas sauver quelqu'un que j'aime pas, non? Allez-y vous. Je m'en fous. J'irai aider Bart'...
Untel: Quoi? Bart'? Il est où Bart', d'ailleurs?
Labuse: Il est sur une mission à 20 euros...
Untel: Quoi?
Labuse: Il donne un cours de rattrapage à une fille qui prépare le bac...
Untel: Tu vois, Thomz, c'est pas avec 20 euros qu'on va pouvoir payer le loyer!
Thomz: J'y vais pas. Vous ne me ferez pas changer d'avis. Je l'aime pas!
Untel: Mais pourquoi tant de haine?
Labuse: Il a raconté la fin de Inglorious Basterds à Cannes!
Untel: Quel enfoiré!
Labuse: Ouais, il a révélé que....
Untel: Ta gueule! (se bouchant les oreilles). J'écoute pas.
(Pedro entrant)
Pedro: A quoi vous jouez, les amis?
Thomz: On a une mission, mais j'y vais pas.
Pedro: Ah, et moi, je peux venir? Je sais me battre maintenant!
Untel: Bon, les gonzesses, Faut qu'on prenne une décision. On la fait ou pas cette misision?
Labuse: On n'a qu'à attendre Bart'.
Untel: On va pas toujours prendre nos décisions en fonction de Bart'.
Pedro: C'est lui, le plus vieux. C'est un peu comme notre père.
Untel: Bon, j'en ai marre, vous me prenez tous la tête, là. Si ça continue, j'annule tout.
Thomz: Y'a encore de la bière au frigo?
Labuse: J'en ai remis ce matin.
Thomz: Bon, on se prend un petit verre, et on réfléchit.
Untel: Ok. Allons-y.... La journée fut bien chargée.

samedi 13 juin 2009

Le club du danger: Episode 5


Précédemment dans le Club du danger :


Grâce à une ellipse, nos valeureux héros sont revenus d'Espagne, où ils sont allés chercher une mèche de cheveux de Bolaño pour le cloner. Mais à peine sont-ils arrivés à Paris qu’un mystérieux homme en noir les accostent et les prévient du grand danger qui les guette.

Dans la voiture

G@rp: Il v@ f@lloir l@ jouer fin@ude sur ce coup l@...
Thomz : C'est-à-dire ?
G@rp: Leur Bol@no cloné @ comme qui dir@it un peu foiré…
Pedro : Sans blague ?
G@rp: C’est devenu une espèce de n@zi chilien qui veut conquérir le monde…
Labuse : Dis donc, tu pourrais pas baisser un peu la radio, s'il te plaît ?
G@rp: Pourquoi ? C’est trop fort ?
Labuse : Non, c’est juste qu’annoncer la fin du monde sur « Partenaire Particulier », ça fait pas très crédible…
G@rp: T’@imes p@s RFM, mec ?
Labuse : Je dis ça, je dis rien…
Untel : Bon, vous n’allez pas vous prendre la tête pour une histoire de radio… T’as des armes, G@rp?
G@rp: Euh, non, f@ll@it que j’en prenne ?
Thomz : On est plutôt mal barré…

Devant le repaire des méchants

G@rp: Et voil@, on est arrivé…
Pedro : C’est là ?
G@rp : Bah, oui… Tu t’@ttend@is à quoi ? Un comité d'@ccueil @vec petits fours et ch@mp@gne?
Pedro : Non, c’est juste le côté hangar désaffecté, ça fait un peu cliché, non ?
G@rp: Qu@nd on voit les prix en ville… Tu s@is combien ça doit leur couter p@r mois ?
Pedro : Non
G@rp: V@s-y, dis un prix ? Je le s@is, mon cousin est d@ns l'immobilier...
Pedro : Je sais pas… 585 euros ?
G@rp: 987 euros ! S@ns les ch@rges !
Pedro : C’est une somme, en effet. Moi, par exemple, je…
Untel : Bon, les gonzesses, on se sort les doigts du cul, ou on continue à parler maison ?
Bart : Et comment qu'on entre ?
Untel : Je pensais y aller franco. On fonce dans le tas et on voit après…
Bart : Non ! Je veux dire… On y va comme ça ? On ne se présente pas. Direct, on les marave, c’est ça ?
Untel : C’est un peu mon plan... grosso modo...
Bart : Faudrait quand même trouver une phrase d’accroche, une entrée qui fasse classe, qui montre un peu qui on est…
Untel : Comme : « Salut bande d’enculés » ?
Bart : Mais, non, arrête… Tu vois ce que je veux dire ? On peut pas débouler comme ça, sans trouver quelque chose…
Thomz : Et si on leur lançait simplement Labuse ?
Labuse : Ta mère, toi !
Bart : Bon, si c’est comme ça, je n’y vais pas.
Untel : Et voilà, c’est reparti…
Bart : C’est de votre faute…
Pedro : Et si on disait : « Au nom de la littérature, nous vous arrêtons » ?
Untel : Non, c’est nul.
Labuse : Ou pourquoi pas un truc du genre : « Hé les mecs, si c’était un jour normal, on vous péterez la gueule… »
Bart : Et ???
Labuse : C’est un jour normal… Mel Gibson, dans L’arme fatale 3
Untel : Jolie citation. C’est vrai qu’on a vachement le temps pour ces conneries.
Thomz : On a qu’à juste dire : « Hey ! » et puis on improvise…
Bart : On improvise ? C’est toujours quand on improvise qu’on fait n’importe quoi…
Untel : On improvise. Point.
Thomz : Très bien, allons cassez la gueule à ces fachos chiliens !
Pedro : J’espère que cette fois, je me battrai


A l’intérieur du repaire des méchants

Thomz : Hey !
….
Thomz : HHHHHHHEEEEEEEEEYYYYYYY !!!!
Bart’ : C’est pas la peine, ils t’entendent pas avec toutes ces machines…
Untel : Baston !
Une voix en hauteur : Si j’étais vous, j’éviterai d’avancer…
Untel (stoppé net) : Montrez-vous ! Et…
Une autre voix : Et ???
Untel : Et on vous pète la gueule !
La voix : Ah oui ? Vraiment ? Et pourquoi donc ?
Untel : Vous avez piqué notre idée de cloner Bolaño pour en faire un nazi chilien qui veut détruire le monde ! On vous en empêchera…
La voix : Ecoute, bonhomme, tu vas retourner bien sagement chez ta mère faire ta petite crise d’adolescence et tu reviendras nous voir quand tu seras un homme…
Untel : Je vais vous défoncer la tronche…
La voix (devenant un visage) : Et bien, monte !
L’autre voix : Nous t’attendons…
Pedro : Oh mon dieu !
Thomz : Oui ?
Pedro : Vous avez vu qui c’est ?
Thomz : La vache…. C’est Eric Zemmour et Eric Naulleau !
Labuse : Comment qu’i’ connaissent Bolano, eux ?
Untel: Je peux pas les blairer, ceux-là
Pedro : Allons leur péter la gueule !
Thomz: T'énerves pas comme ça, Pedro, ou tu vas encore saigner du nez!
Bart': Je prends Naulleau, les autres vous foncez sur Zemmour!
Pedro: A l'attaque!!!


Après une bagarre infernale

Labuse : J’ai déjà l’impression d’avoir vécu cette scène…
Thomz : Oui, c’était déjà une blague dans l’épisode 4… ça sent le recyclage...
Pedro : Sauf que cette fois, je me suis battu, moi aussi ! Vous avez vu ! Hein ? Vous avez vu ? Comment je me suis battu !
Thomz : Bah, en fait, je regardais plutôt Bart…
Labuse : C’est vrai que c’était impressionnant…
Thomz : Dis, Bart’, t’as fait du catch dans ta jeunesse ou c’est naturel ?
Labuse : Pourtant, ça n’existait pas encore le catch en 1913…
Bart’ : C’est ça… Très marrant. N’empêche que les deux là, on ne risque pas de les entendre avant longtemps…
Untel : Il manque tout de même des réponses à nos questions. Il est où ce clone nazi de Bolaño ?
Bart’ : T’as qu’à leur demander, toi-même !
Untel (s’adressant aux 2 Eric ligotés dos à dos) : Alors ? Ou qu’il est le clone Bolaño ?
Un des Eric : Mph fiuom mmmfff
Pedro : On comprend rien. Bart a dû leur péter les dents tout à l’heure…
Labuse : Non, regardez, sous leur cou… On dirait qu’ils ont la tête de travers…
Thomz : C’est dégueulasse votre truc…
Bart’ : Mais, non ! Ce sont des masques !
Untel : Otons les! Et voyons qui se cachait derrière ce plan machiavélique !
Pedro (retirant leur masque) : Oh, mon dieu !
Bart : Mais c’est Fausto ! Et Odot ! Mais pourquoi ? Pourquoi vous ?
Fausto (crachant sur Labuse) : On ne vous dira rien…
Pedro (lui donnant une gifle) : Parle ! Tu vas parler, oui, ordure ?
Bart : Calme-toi, Pedro… Alors ? On vous écoute…
Fausto : C’est au nom de la littérature. Nous cherchions à prouver qu’il n’était pas besoin de parler de livres pour parler de littérature, et seul un clone de Bolaño pouvait nous aider…
Thomz : Et il est où, ce clone ?
Odot : Il a fondu*.
Fausto : C’est une longue histoire…
Labuse : Toute cette histoire m’a donné soif, si on allait plutôt boire une bière ?
Thomz :Je te suis…
Untel : Ouais
Bart’ : Moi aussi…
Pedro : J’appelle mes parents, et j’arrive…
Fausto : Et nous ?
Thomz : Vous ? Vous, on vous laisse réfléchir un moment à ce que vous avez fait et quand vous aurez compris, on viendra vous chercher.
Odot : C’est bon, on a compris.
Bart : Nt, nt, nt, on ne nous la fait pas à nous…
Pedro : Réfléchissez bien ! Et que cela vous serve de leçon !

* voir l'episode du Club du Danger : Chili Nocturne, Episode 4

Au café

Bart : Quand même, tout ça pour ça !
Thomz : On aura au moins vu Madrid !
Bart: Toute cette fin me semble un peu bâclée, tout de même...
Untel : Et bien, ça nous a servi de leçon.
Pedro : Pardon ?
Labuse : Oui, c’est vrai, la morale de cette histoire est que c’est pas la peine de cloner des morts pour parler des livres et qu’au fond, seule compte la seule et véritable amitié.
Thomz : C’est beau.
Labuse : La lumière du coucher du soleil y est pour beaucoup.
Bart : Allez, à votre santé.
Untel : A notre prochaine aventure !



Le conseil du Club du Danger :

Sur le trottoir

Labuse : Dis-donc, Bart ! Que fais-tu là ?
Bart’ : Tu ne le vois pas ? Je pratique le roller…
Labuse : Mais attends, ça ne va pas du tout ! Où sont tes protections ?
Pedro : C’est vrai, quand on fait un sport de glisse comme le roller, il faut toujours penser à se protéger contre une mauvaise chute
Untel : Protège bien ta tête, tes coudes, tes genoux et tes poignées…
Thomz : Avant de commencer à patiner, assure toi aussi que tout ton matériel est en bon état, si tu n’es pas sûr de toi, tu peux demander de l’aide à un adulte…
Bart : Si je comprends bien, il ne me reste plus qu’à rentrer chez moi et …. Ooooooh …..Aaaaaahhh…(perdant l’équilibre et tombant sur les fesses) Aie !
Tous en chœur : Ah aha ah aha ah ah ah ah ah !