dimanche 28 juin 2009

Le Club du danger : La raison de la critique pratique


Première partie

Au QG du Club du danger - Tout est bien calme, ce matin là.

Thomz: Tu fais quoi, là?
Labuse (tenant une DS dans les mains): Je joue...
Thomz: Ah... Et les autres?
Labuse: Je sais pas... Untel doit pas être très loin. Pedro est à son cours de Karaté et Bart est sur une mission...
Thomz: On se fait pas un peu chier, là?
Labuse: Personne appelle. J'y peux rien, moi.
Thomz: Le Club du Danger, ça va pas être un club d'une seule mission, bordel! Et la pub, alors?
Labuse: Elle passe un peu partout. Mais, toujours rien.
Thomz: Pffffff
Labuse: Pfffff aussi....
Thomz: Je vais voir ce que fait Untel...

Au téléphone

Labuse (jouant toujours à la DS): TELEPHONE!
...
Labuse: TE-LE-PHONEEEEEEEEuh!
Untel: C'est bon! C'est bon! Je prends... T'as pas l'air trop débordé, toi, non?
Labuse: J'aime pas répondre au téléphone...
Untel: Club du Danger, j'écoute.
Une voix: Salut les branleurs, c'est Michel Denisot...
Untel: Michel?
Michel Denisot: Oui. Le Michel Denisot de Canal+, tu me remets?
Untel: On n'a pas la télé.
Michel Denisot: Pas grave. Ecoute, il parait que vous êtes une petite bande d'enfoirés capables de résoudre les mystères les plus mystérieux.
Untel: Oui. C'est nous.
Michel Denisot: Hé bien, les loulous, j'ai une mission pour vous...
Untel: Sans déconner.
Michel Denisot (la gorge serrée): Ecoutez...
Unetl: Voui.
Michel Denisot: C'est Ali Baddou, il a disparu!
Untel: Ali qui?
Michel Denisot: Ali Baddou, il s'occupe de la chronique littéraire. Je me suis dit que c'était votre créneau.
Untel: Ah, d'accord, je vois. Vous voulez qu'on vous fasse des fiches pour les bouquins à chroniquer?
Michel Denisot: Mais, nan, triple buse! Je veux que vous me retrouviez Baddou, c'est tout.
Untel: Faut que j'en parle aux autres...
Michel Denisot: Tu vas arrêter de faire ta pucelle, vous la prenez ou pas cette mission?
Untel: On peut vous rappeler?
Michel Denisot: Si tu veux coco, mais je suis pas chez oim. Pas avant ce soir, alors.
Untel: Très bien, à tout à l'heure monsieur Denisot.
Michel Denisot (raccrochant sans dire au revoir)


Dans la cuisine

Labuse: C'était qui?
Untel: Michel Denisot.
Labuse: Ah? Et il voulait quoi?
Untel: C'était pour nous proposer une mission.
Labuse: Ah, oui et laquelle? Rendre le Grand Journal drôle?
Untel: Mais nooon, faut retrouver Ali Baddou. C'est tout.
Labuse: C'est qui Ali Baddou?
Untel: C'est le mec qui s'occupe des livres.
Labuse: Ah?
Thomz (entrant): Vous parlez de quoi?
Labuse: Denisot a appelé pour une mission. Faut retrouver Ali Baddou.
Thomz: Ah, non?
Untel: Ah, non, quoi?
Thomz: Je ne prends pas.
Untel: Arrête
Thomz: Je m'en fous, je vous dis. Je prends pas cette mission.
Untel: Mais on n'a pas trop le choix, quand même.
Thomz: Je le ferai pas. Point.
Untel: Mais qu'est-ce qui te gène, bordel?
Thomz: C'est lui, là, je l'aime pas. Et aller le sauver... et bien... je ne peux pas. Je peux pas sauver quelqu'un que j'aime pas, non? Allez-y vous. Je m'en fous. J'irai aider Bart'...
Untel: Quoi? Bart'? Il est où Bart', d'ailleurs?
Labuse: Il est sur une mission à 20 euros...
Untel: Quoi?
Labuse: Il donne un cours de rattrapage à une fille qui prépare le bac...
Untel: Tu vois, Thomz, c'est pas avec 20 euros qu'on va pouvoir payer le loyer!
Thomz: J'y vais pas. Vous ne me ferez pas changer d'avis. Je l'aime pas!
Untel: Mais pourquoi tant de haine?
Labuse: Il a raconté la fin de Inglorious Basterds à Cannes!
Untel: Quel enfoiré!
Labuse: Ouais, il a révélé que....
Untel: Ta gueule! (se bouchant les oreilles). J'écoute pas.
(Pedro entrant)
Pedro: A quoi vous jouez, les amis?
Thomz: On a une mission, mais j'y vais pas.
Pedro: Ah, et moi, je peux venir? Je sais me battre maintenant!
Untel: Bon, les gonzesses, Faut qu'on prenne une décision. On la fait ou pas cette misision?
Labuse: On n'a qu'à attendre Bart'.
Untel: On va pas toujours prendre nos décisions en fonction de Bart'.
Pedro: C'est lui, le plus vieux. C'est un peu comme notre père.
Untel: Bon, j'en ai marre, vous me prenez tous la tête, là. Si ça continue, j'annule tout.
Thomz: Y'a encore de la bière au frigo?
Labuse: J'en ai remis ce matin.
Thomz: Bon, on se prend un petit verre, et on réfléchit.
Untel: Ok. Allons-y.... La journée fut bien chargée.

samedi 13 juin 2009

Le club du danger: Episode 5


Précédemment dans le Club du danger :


Grâce à une ellipse, nos valeureux héros sont revenus d'Espagne, où ils sont allés chercher une mèche de cheveux de Bolaño pour le cloner. Mais à peine sont-ils arrivés à Paris qu’un mystérieux homme en noir les accostent et les prévient du grand danger qui les guette.

Dans la voiture

G@rp: Il v@ f@lloir l@ jouer fin@ude sur ce coup l@...
Thomz : C'est-à-dire ?
G@rp: Leur Bol@no cloné @ comme qui dir@it un peu foiré…
Pedro : Sans blague ?
G@rp: C’est devenu une espèce de n@zi chilien qui veut conquérir le monde…
Labuse : Dis donc, tu pourrais pas baisser un peu la radio, s'il te plaît ?
G@rp: Pourquoi ? C’est trop fort ?
Labuse : Non, c’est juste qu’annoncer la fin du monde sur « Partenaire Particulier », ça fait pas très crédible…
G@rp: T’@imes p@s RFM, mec ?
Labuse : Je dis ça, je dis rien…
Untel : Bon, vous n’allez pas vous prendre la tête pour une histoire de radio… T’as des armes, G@rp?
G@rp: Euh, non, f@ll@it que j’en prenne ?
Thomz : On est plutôt mal barré…

Devant le repaire des méchants

G@rp: Et voil@, on est arrivé…
Pedro : C’est là ?
G@rp : Bah, oui… Tu t’@ttend@is à quoi ? Un comité d'@ccueil @vec petits fours et ch@mp@gne?
Pedro : Non, c’est juste le côté hangar désaffecté, ça fait un peu cliché, non ?
G@rp: Qu@nd on voit les prix en ville… Tu s@is combien ça doit leur couter p@r mois ?
Pedro : Non
G@rp: V@s-y, dis un prix ? Je le s@is, mon cousin est d@ns l'immobilier...
Pedro : Je sais pas… 585 euros ?
G@rp: 987 euros ! S@ns les ch@rges !
Pedro : C’est une somme, en effet. Moi, par exemple, je…
Untel : Bon, les gonzesses, on se sort les doigts du cul, ou on continue à parler maison ?
Bart : Et comment qu'on entre ?
Untel : Je pensais y aller franco. On fonce dans le tas et on voit après…
Bart : Non ! Je veux dire… On y va comme ça ? On ne se présente pas. Direct, on les marave, c’est ça ?
Untel : C’est un peu mon plan... grosso modo...
Bart : Faudrait quand même trouver une phrase d’accroche, une entrée qui fasse classe, qui montre un peu qui on est…
Untel : Comme : « Salut bande d’enculés » ?
Bart : Mais, non, arrête… Tu vois ce que je veux dire ? On peut pas débouler comme ça, sans trouver quelque chose…
Thomz : Et si on leur lançait simplement Labuse ?
Labuse : Ta mère, toi !
Bart : Bon, si c’est comme ça, je n’y vais pas.
Untel : Et voilà, c’est reparti…
Bart : C’est de votre faute…
Pedro : Et si on disait : « Au nom de la littérature, nous vous arrêtons » ?
Untel : Non, c’est nul.
Labuse : Ou pourquoi pas un truc du genre : « Hé les mecs, si c’était un jour normal, on vous péterez la gueule… »
Bart : Et ???
Labuse : C’est un jour normal… Mel Gibson, dans L’arme fatale 3
Untel : Jolie citation. C’est vrai qu’on a vachement le temps pour ces conneries.
Thomz : On a qu’à juste dire : « Hey ! » et puis on improvise…
Bart : On improvise ? C’est toujours quand on improvise qu’on fait n’importe quoi…
Untel : On improvise. Point.
Thomz : Très bien, allons cassez la gueule à ces fachos chiliens !
Pedro : J’espère que cette fois, je me battrai


A l’intérieur du repaire des méchants

Thomz : Hey !
….
Thomz : HHHHHHHEEEEEEEEEYYYYYYY !!!!
Bart’ : C’est pas la peine, ils t’entendent pas avec toutes ces machines…
Untel : Baston !
Une voix en hauteur : Si j’étais vous, j’éviterai d’avancer…
Untel (stoppé net) : Montrez-vous ! Et…
Une autre voix : Et ???
Untel : Et on vous pète la gueule !
La voix : Ah oui ? Vraiment ? Et pourquoi donc ?
Untel : Vous avez piqué notre idée de cloner Bolaño pour en faire un nazi chilien qui veut détruire le monde ! On vous en empêchera…
La voix : Ecoute, bonhomme, tu vas retourner bien sagement chez ta mère faire ta petite crise d’adolescence et tu reviendras nous voir quand tu seras un homme…
Untel : Je vais vous défoncer la tronche…
La voix (devenant un visage) : Et bien, monte !
L’autre voix : Nous t’attendons…
Pedro : Oh mon dieu !
Thomz : Oui ?
Pedro : Vous avez vu qui c’est ?
Thomz : La vache…. C’est Eric Zemmour et Eric Naulleau !
Labuse : Comment qu’i’ connaissent Bolano, eux ?
Untel: Je peux pas les blairer, ceux-là
Pedro : Allons leur péter la gueule !
Thomz: T'énerves pas comme ça, Pedro, ou tu vas encore saigner du nez!
Bart': Je prends Naulleau, les autres vous foncez sur Zemmour!
Pedro: A l'attaque!!!


Après une bagarre infernale

Labuse : J’ai déjà l’impression d’avoir vécu cette scène…
Thomz : Oui, c’était déjà une blague dans l’épisode 4… ça sent le recyclage...
Pedro : Sauf que cette fois, je me suis battu, moi aussi ! Vous avez vu ! Hein ? Vous avez vu ? Comment je me suis battu !
Thomz : Bah, en fait, je regardais plutôt Bart…
Labuse : C’est vrai que c’était impressionnant…
Thomz : Dis, Bart’, t’as fait du catch dans ta jeunesse ou c’est naturel ?
Labuse : Pourtant, ça n’existait pas encore le catch en 1913…
Bart’ : C’est ça… Très marrant. N’empêche que les deux là, on ne risque pas de les entendre avant longtemps…
Untel : Il manque tout de même des réponses à nos questions. Il est où ce clone nazi de Bolaño ?
Bart’ : T’as qu’à leur demander, toi-même !
Untel (s’adressant aux 2 Eric ligotés dos à dos) : Alors ? Ou qu’il est le clone Bolaño ?
Un des Eric : Mph fiuom mmmfff
Pedro : On comprend rien. Bart a dû leur péter les dents tout à l’heure…
Labuse : Non, regardez, sous leur cou… On dirait qu’ils ont la tête de travers…
Thomz : C’est dégueulasse votre truc…
Bart’ : Mais, non ! Ce sont des masques !
Untel : Otons les! Et voyons qui se cachait derrière ce plan machiavélique !
Pedro (retirant leur masque) : Oh, mon dieu !
Bart : Mais c’est Fausto ! Et Odot ! Mais pourquoi ? Pourquoi vous ?
Fausto (crachant sur Labuse) : On ne vous dira rien…
Pedro (lui donnant une gifle) : Parle ! Tu vas parler, oui, ordure ?
Bart : Calme-toi, Pedro… Alors ? On vous écoute…
Fausto : C’est au nom de la littérature. Nous cherchions à prouver qu’il n’était pas besoin de parler de livres pour parler de littérature, et seul un clone de Bolaño pouvait nous aider…
Thomz : Et il est où, ce clone ?
Odot : Il a fondu*.
Fausto : C’est une longue histoire…
Labuse : Toute cette histoire m’a donné soif, si on allait plutôt boire une bière ?
Thomz :Je te suis…
Untel : Ouais
Bart’ : Moi aussi…
Pedro : J’appelle mes parents, et j’arrive…
Fausto : Et nous ?
Thomz : Vous ? Vous, on vous laisse réfléchir un moment à ce que vous avez fait et quand vous aurez compris, on viendra vous chercher.
Odot : C’est bon, on a compris.
Bart : Nt, nt, nt, on ne nous la fait pas à nous…
Pedro : Réfléchissez bien ! Et que cela vous serve de leçon !

* voir l'episode du Club du Danger : Chili Nocturne, Episode 4

Au café

Bart : Quand même, tout ça pour ça !
Thomz : On aura au moins vu Madrid !
Bart: Toute cette fin me semble un peu bâclée, tout de même...
Untel : Et bien, ça nous a servi de leçon.
Pedro : Pardon ?
Labuse : Oui, c’est vrai, la morale de cette histoire est que c’est pas la peine de cloner des morts pour parler des livres et qu’au fond, seule compte la seule et véritable amitié.
Thomz : C’est beau.
Labuse : La lumière du coucher du soleil y est pour beaucoup.
Bart : Allez, à votre santé.
Untel : A notre prochaine aventure !



Le conseil du Club du Danger :

Sur le trottoir

Labuse : Dis-donc, Bart ! Que fais-tu là ?
Bart’ : Tu ne le vois pas ? Je pratique le roller…
Labuse : Mais attends, ça ne va pas du tout ! Où sont tes protections ?
Pedro : C’est vrai, quand on fait un sport de glisse comme le roller, il faut toujours penser à se protéger contre une mauvaise chute
Untel : Protège bien ta tête, tes coudes, tes genoux et tes poignées…
Thomz : Avant de commencer à patiner, assure toi aussi que tout ton matériel est en bon état, si tu n’es pas sûr de toi, tu peux demander de l’aide à un adulte…
Bart : Si je comprends bien, il ne me reste plus qu’à rentrer chez moi et …. Ooooooh …..Aaaaaahhh…(perdant l’équilibre et tombant sur les fesses) Aie !
Tous en chœur : Ah aha ah aha ah ah ah ah ah !

jeudi 11 juin 2009

This is Happy End...


Il y a beaucoup de musique dans le premier et super chouette album de Your Happy End. C'est facile à dire, tu me diras. C'est vrai, mais c'est suffisamment rare pour être souligné.

D'autant que les deux membres du groupe (Aurélien Bortoluzzi & Guillaume Zolnierowski) viennent du Havre, une ville que l'on n'imaginerait pas à première vue capable d'inspirer tant de finesse, de douceur, de tendresse et de mélancolie. Et pourtant, le temps de quarante cinq minutes, Le Havre, comme ce fut le cas, il y a quelques années avec Bristol, héberge un beau et grand groupe que l'on a envie d'aimer et de suivre dans leurs aventures mélodiques.

Si le disque fourmille d'idées, il foisonne aussi de références. C'est toujours bien d'avoir de bonnes références, tu me diras. C'est encore mieux de les avoir comprises et digérées.
C'est le cas de Your Happy End dont la culture musicale et l'ouverture d'esprit leur permettent d'établir des ponts véritablement audacieux entre les genres et d'emmener leur auditeur en terrain connu tout en lui faisant découvrir de nouveaux horizons. Un morceau est ainsi capable de convoquer dans une même euphorie Radiohead, Portishead, Dire Straits, MF Doom, le hip hop old school, U2, et une sunshine pop chaleureuse et envoûtante. En résulte donc un disque à la fois familier et ô combien imprévisible qui ratisse large mais qui reste d'une humilité confondante. T'es pas obligé de reconnaître la qualité des samples, les clins d'oeil ici et là à d'autres morceaux, les citations diverses pour véritablement apprécier le disque.

On pense aussi très souvent, mais cela ne regarde que moi, à Day One, et leur chef d'oeuvre oublié Ordinary Man sorti en 2000. Tu te rappelles? Non? Dommage parce que ce premier album est aujourd'hui quasiment introuvable.
Your Happy End semble entretenir avec le duo de Bristol le même talent à bricoler des chansons aussi belles qu'un jour de pluie en été.

Quant à l'architecture du disque, là aussi, elle est finement pensée et pertinente.
Les premiers morceaux de l'album (Dying above the clouds, Movie Star) caressent l'auditeur dans le sens du poil et l'installent confortablement dans une ambiance ouatée et planante. Puis le disque monte en puissance et les derniers morceaux (Window, Super Fridge, Lakak) atteignent une telle intensité orageuse et une si belle unité que les poils des bras finisssent par s'hérisser.

Bref, il y a un vrai travail. Ajoutons la réussite de la pochette, qui sous les rabats cartonnés du digisleeve garde jalousement à l'abri le cd originalement sérigraphié.

Your Happy End, c'est enfin l'histoire d'un type (Guillaume Zolnierowski) qui, adolescent, a revendu sa Megadrive toute neuve pour s'acheter sa première guitare.
Quand on arrive au point de se priver de passionnantes heures de jeu avec le hérisson bleu pour s'offrir à la musique, forcément, un jour, ça paie. Moi, par exemple, j'ai gardé ma Megadrive, et je suis toujours incapable de jouer Come as you are à la guitare. Et je n'ai d'ailleurs jamais, non plus, réussi à finir Sonic.

Echanger sa Megadrive contre une guitare, c'était sans doute le top de la meilleure idée '94.
Et c'est bien connu, ce n'est point avec une manette de console qu'on emballe les filles.

Que, diable, se serait-il passer si Guillaume Zolnierowski n'avait pas eu cet éclair de génie et troqué sa console 16 bits pour une 6 cordes?
Il n'aurait peut être jamais rencontré Aurélien Bortoluzzi, la voix, à la fois rageuse et rassurante, du groupe.

Et le Havre serait resté le Havre...

On connaissait la ville pour son ciel gris, son taux de chômage, son Little Bob, son Quick, ses 2 Auchan, ses habitants pas très sympas ou son port autonome (enfin, ici, ils disent surtout le "peurt").

On connaîtra maintenant Le Havre pour Your Happy End...



Visite leur myspace: http://www.myspace.com/yourhappyend.
Achète le disque.

lundi 1 juin 2009

Le club du danger : épisode 4


Précédemment dans le Club du danger :

Nos valeureux héros sont partis à la recherche d’une mèche de cheveux de Bolaño afin de le cloner. Direction Espagne.
Là, nos amis rencontrent le célèbre et mystérieux Professeur Bourdaud qui leur remet quelques mèches du frisé chilien et les avertit que d’autres personnes essaient de cloner l’auteur de Nocturne du Chili. Nos amis décident alors de retourner à Paris pour tenter coûte que coûte le clonage. Malheureusement, l’avion qui les ramenait se crashe. Bartleby, Untel, Pedro et Thomz se retrouvent coincer dans Etoile Distante qui comme chacun le sait est un bouquin de Bolaño. Labuse, lui, se retrouve prisonnier de Nocturne du Chili en compagnie d’un certain Tom Pynchon… Voilà, on en était à peu près là.






69


Farewell : Ecoutez, je vous dis qu’il y a quelqu’un d’autre dans la pièce. Nous ne sommes pas seuls. On nous espionne.

Moi : Nt, nt, nt… L’alcool vous fait délirer, Farewell… ce n’est pas comme cela que vous me mettrez dans votre plumard !

Farewell : Regardez plutôt derrière vous !

Moi : Grands dieux ! Mais qui sont ces énergumènes ? Qui êtes vous, bon sang? Que faites vous ici?

Tom: Je suis Tom Pynchon, et l'autre, là, c'est Labuse. Nous nous sommes quelque peu égarés…

Farewell: Mon cher Icabache, si je ne puis vous traîner jusqu'aux toilettes, je me contenterai alors de ce petit gros!

Labuse: Si vous touchez un seul des cheveux de cet enfant, je vous pète la gueule!

Farewell: C'est de toi que je parlais, gros malin!

Labuse: Cours, Tom, cours!

Farewell : Minute papillon ! Où crois-tu aller comme ça ?

Labuse : Si vous ne vous poussez pas de mon chemin, je…

Farewell : Tu ? Tu vas faire quoi ? T’as oublié tes muscles ? T’avez pas prévu qu’i’ allait y avoir bagarre aujourd’hui ? T’as oublié tes affaires de sport ? Laisse tomber et viens un peu par ici, mon loulou.

Labuse : Je ne suis pas votre loulou.

Tom Pynchon : Ecoutez, ce n’est pas la peine de la prendre mauvaise, on peut discuter…

Farewell : Toi, le jeune éphèbe de supermarché, je m’occupe de toi juste après le gras-double.

Labuse : Mais, je ne suis pas gros !

Moi : Farewell, nous pourrions vêtir ce Pynchon du petit costume de marin que vous gardez dans votre malle à l’étage.

Farewell : Bonne idée, mais il faudra lui cacher son visage avec un sac en papier… Il est tout de même particulièrement laid…

Labuse : Tiens, prends toujours ça, gredin ! (lançant un coup de pied violent dans l’entrejambe de Farewell)

Farewell : Sa race ! ça fait mal !

Une voix derrière la porte : Il est là, je l’entends.

Moi : Farewell, tenez ! Votre revolver ! Attrapez le !

Pedro : Mais que se passe-t-il ici ?

Thomz : Attention ! Baisse-toi, Pedro (sautant au ralenti sur Pedro pour le couvrir des balles)

Labuse : Oh, mon dieu, ils ont tiré sur Pynchon !

Untel : Espèces d’enfoirés !



Après quelques minutes d’un combat acharné


Bartleby : On s’en tire plutôt bien ! Une fois encore…

Pedro : Trop fort ! Comment Thomz lui a fait sa fête à Farewell ! Et quand Untel a pris les deux flingues et a glissé sous la table tout en tirant !

Thomz : C’est vrai que ça en jetait…

Bartleby : Et quand Labuse s’en est pris à l’autre cureton ! Qu’est-ce que tu lui as mis !

Pedro : Je ne sais même pas quel nom donné à ce que tu as fait…

Labuse : A vrai dire, cela s’appelle du Muay Thai… Mais attendez une minute, ce n’est pas que cela ne me fasse pas plaisir, mais que faites vous ici, les amis ?

Untel : On était coincés dans Etoile Distante mais on s’est cassé…

Labuse : Mais comment vous avez fait ?

Untel : Bah, comme on était piégé dans le bouquin, on s’est dit que le meilleur moyen pour s’en échapper, c’est d’avoir recours à une ellipse…

Thomz : On est arrivés ici grâce à une ellipse ! C’est dingue, non ?

Labuse : Et vous l’avez mise en place comment cette ellipse ?

Bartleby : C’est très simple, laisse moi t’expliquer :



Après quelques minutes d’explication


Labuse : En effet, c’est fichtrement malin. Vous croyez que ça peut marcher ici, aussi ?

Bartleby : On peut toujours essayer.

Thomz : Attendez !

Pedro : Quoi encore ?

Thomz : Vous n’avez pas vu toutes les bonnes bouteilles que ces deux pingouins ont dans leur cave ?

Bartleby : Parait effectivement que le vin chilien n’est pas dégueu…

Pedro : Et leur bibliothèque ! Vous avez jeté un œil….

Untel : Bon, on ne se surcharge pas inutilement, non plus. Disons, six bouteilles chacun, ça devrait le faire….

Thomz : On en ouvre une maintenant ?

Labuse : C’est vrai que cette bagarre m’a un peu asséché le gosier.

Bartleby : On a le temps en plus…

Pedro : Messieurs, je m’en vais faire un petit tour dans leur bibliothèque et je me joins à vous.

Thomz : Qui a un tire-bouchon ?

Bartleby : Ah, non… merde, j’ai rien…

Untel : Tiens, j’ai toujours un couteau suisse sur moi !

Thomz : Et c’est maintenant que tu le dis !

Untel : Oui, pourquoi ?

Thomz : Pour rien...



Après deux bouteilles


Untel : Bon, maintenant faut qu’on trouve un moyen de rentrer…

Labuse : T’avais pas parlé d’une ellipse ?

Untel : Admettons. Et si ça foire ? Si par exemple on se retrouve dans 2666 ?

Thomz : Ou pire dans un Marc Lévy…

Bartleby : Il faut qu’on arrive à renter à Paris. Tu as toujours la mèche de cheveux sur toi, Labuse ?

Labuse : Oui, elle est dans mon porte-feuille juste à côté d’un autographe de Bernard Lavilliers.

Bartleby : Parfait.

Pedro (chargé de livres) : Messieurs, je suis prêt !

Thomz : Tu déconnes, tu passeras jamais l’ellipse avec autant de bouquins.

Pedro : Mais ce sont des éditions originales et ça, c’est un texte d’Aristote que je ne connaissais même pas. C’est la suite de la Métaphysique !

Thomz : Vas-y, fais-toi plaiz… Mais je te préviens, je ne t’aiderai pas à porter tout ça !

Pedro : Je me débrouillerai !

Untel : Bon, alors, on décolle ou on s’encule ?

Bartleby : Très bien, allons-y. Place à l’ellipse.



70

Pedro : Alors, ça a marché ?

Thomz : Putain, on est toujours là !

Bartleby : On est trop chargé…

Untel : Pedro, laisse quelques bouquins ici !

Pedro : Vous n’avez qu’à laisser des bouteilles, vous !

Bartleby : Pedrooooooooo !

Pedro : Bon, d’accord.

Bartleby: Bon, allez, c’est reparti!



71

Pedro : Alors ?

Bartleby : Attends un peu. Je sens que ça arrive.

Labuse : ça va durer combien de temps ?

Bartleby : Je n’en ai aucune idée, quand on était coincés dans Etoile Distante, on a d’abo----



Paris, 14h19



Pedro : Fantastique, ça a marché ! ça a marché ! On est rentré ! Je reconnais, on est dans le douzième !

Bartleby : Je vous l’avais bien dit !

Untel : Tout le monde est là ?

Labuse : Oui, on dirait…

Thomz : Enfin chez soi !

Untel : Bon, on fait quoi maintenant ?

Labuse : J’irai bien prendre une douche. Je suis crevé.

Bartleby : Y’a pas une station vélib, pas loin ?

Un homme en noir s’approche.

L’homme en noir : Messieurs du Club du Danger ?

Untel : Ouais.

L’homme en noir : Je suis l’Escargot G@rpien. Il f@ut que vous me suiviez immédi@tement!

Bartleby : Et pourquoi donc ?

G@rp: Vous vouliez cloner Bol@ño, n’est-ce p@s?

Thomz : Oui, comment le savez-vous ?

G@rp: Nous @vons nos inform@teurs! Vous n’êtes pas les seuls.

Labuse : On sait, c’est bon.

G@rp: Oui, m@is eux l’ont déj@ cloné…



à suivre....


à la mémoire de Thomas Pynchon

samedi 23 mai 2009

Le club du danger: Episode 3


Previously on : Le club du danger

Bart': Quelle aventure, les amis! Nous voilà partis sur la route du plus grand auteur chilien pour ramener une mèche de ses cheveux afin de le cloner et de lui poser des questions sur son oeuvre...

Pedro : MADRID, nous voilà !!

Belane : Je connais un type, pas loin d’ici, un vrai fêlé, peut-être qu’il sera capable de vous aider.

Belane : Messieurs, laissez moi vous présenter le célèbre Professeur Emmanuel Bourdaud !

Manu : ...ce n’est pas le fait que vous vouliez ressusciter l’auteur chilien qui me surprend, mais que vous soyez les deuxièmes à venir me demander de l’aide…

Manu : Ressusciter Bolaño n’est pas sans danger… L’expérience peut mal tourner. Et le gentil chilien peut devenir un véritable despote si on s'y prend mal !

Untel (à Labuse) : T’avais dit qu’avec un seul de ses cheveux, tu pouvais le cloner ?
Labuse : Je sais !
Untel : Alors ?
Labuse : Alors, je pouvais pas deviner que ça allait en faire un dictateur chilien !

Belane : Bon, alors, les cocos, vous décidez quoi ?


AVERTISSEMENT
Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite. Les événements relatés ne se sont peut-être pas encore déroulés.


Dans l’avion

Pedro : J’ai l’impression d’être parti au moins un mois !
Bart’ : Pourtant, ça ne fait qu’une journée…
Pedro : C’est ça qu’est bien.
Thomz : Dites donc, vous n’avez pas vu Labuse ?
Untel : Si, tout devant. Cet enfoiré a été surclassé en business class. Y’avait plus de places avec nous.
Thomz : Et qui est-ce qui a les cheveux de Roberto?
Bart’ : J’ai quelques boucles dans mon portefeuille, Labuse en a aussi, je crois.

Une dame : Tom ! Tom ? Où es-tu ? Tom !
Une hôtesse : Que se passe-t-il, madame ?
La dame : Je cherche mon fils, Tom. Il était avec moi, il y a 5 minutes…
L’hôtesse : A quelle place êtes vous ?
La dame : Euh, attendez… (elle sort son billet) La 49, là bas !
L’hôtesse : Calmez-vous, il ne doit pas être bien loin, venez…
Bart’ : Faites des gosses !
Thomz : Cette phrase est toute pourrie…
Bart’ : Je sais…
Pedro : Vous croyez qu’on aura un film sur le vol ?
Untel : En tout cas, j’espère qu’ils ne vont pas encore nous refiler de la paëlla…

Pendant le vol

Des cris, des hurlements, beaucoup de secousses.

Pedro : JE VEUX PAS MOURIR !!! JE SUIS TROP JEUNE !
Bart’ : Accrochez-vous !
Thomz : Putain, quelle merde !

______________NOIR______________


152

Expliquez-moi l'énigme des films pornos, lui demandai-je. Vous n'avez rien remarqué de bizarre, d'anormal, quelque chose qui ai attiré votre attention?
Bart': C'est à moi que tu parles?
Thomz: Non, j'ai rien dit.
Pedro: Mais sapristouille, où est-ce qu'on a encore atterri?
A son expression, je compris qu’à l’exception peut-être de son retour familial au Chili, il s’en fichait des films, des revues, et de tout. La seule chose remarquable…
Bart’ : Quoi ?
Thomz : Quoi quoi ?
Bart’ : Je suis pas sourd…
Thomz : Pas encore…
Bart’ : T’as dit Chili ?
Thomz : J’ai pas dit Chili!
Bart’ : Alors qui a dit Chili ?
Untel : Personne a dit Chili…
Pedro : J’ai entendu Chili aussi !
…c’est que chaque jour, je suis plus obsédé par ce salaud de Wieder. Et c’est positif ou négatif ?
Bart’ : Mais de quoi ?
Untel : Attendez, ça y’est, j’entends aussi…
Pedro : Merde, vous croyez qu’on est mort ?
Ne plaisantez pas Romero. D’accord, je vais vous raconter une histoire.
Untel : Romero, Wieder… ça ne vous dit rien ?

67
Farewell : si je n'avais pas si mal au bide et si je n'étais pas aussi saoul, je me confesserais dans l'instant.
Moi : ce serait un honneur pour moi.

Labuse : Excusez-moi…
Farewell : ou je vous traînerais jusqu'aux toilettes et je vous enculerais une bonne fois pour toutes.
Labuse : S’il vous plaît ?
Moi : ce n'est pas vous qui parlez, c'est le vin, ce sont ces ombres qui vous inquiètent.
Farewell : ne rougissez pas, nous les Chiliens, nous sommes tous des sodomites.

Labuse : Messieurs ?
Moi : tous les hommes sont des sodomites, ils portent tous un sodomite dans l'architrave de l'âme, pas seulement nos pauvres compatriotes, et l'un de nos devoirs est de le dominer, d'en triompher, de nous mettre à genoux.
Tom : Ils ne répondront pas.
Labuse : Comment ?
Tom : Ils parlent, ils parlent depuis tout à l’heure mais ils ne nous voient pas. Ils ne nous entendent pas.
Labuse : Ils le font exprès. Ils sont ivres. Regarde !
Farewell : vous parlez comme un suceur de bites.
Moi : je ne l'ai jamais fait.

Labuse : Tu vois !
Tom : Non… Ils ne feront rien.
Labuse : Et pourquoi ?
Tom : Parce qu’on est mort !
Labuse : N’im-por-te quoi !
Tom : Si! L’avion s’est crashé et on est mort !
Labuse : Tu étais dans l’avion ?
Farewell : ici nous sommes en lieu sûr, ayez confiance, ayez confiance, même pas au séminaire?
Moi : j'étudiais, je priais et j'étudiais
Tom : Oui.
Labuse : Il n’y a que nous, ici ?
Tom : Oui.
Labuse : Et les autres ?
Tom : Il n’y a que nous pour l’instant…
Labuse : Reste à savoir où nous sommes…
Farewell : ici nous sommes en lieu sûr, ayez confiance, ayez confiance.
Tom : On ne peut pas sortir d’ici. J’ai essayé. On est coincé.
Labuse : Attends, … euh… tiens, c’est vrai, je ne connais même pas ton nom.
Tom : Je m’appelle Tom. Tom Pynchon.
Labuse : Enchanté, Tom. On m’appelle Labuse.
Tom : Il est un peu pourri ton nom...
Labuse : Je sais…


153

Après il me raconta l’histoire d’une bande d’individus qui tournaient des films pornos dans une villa du golfe de Tarente.
Bart’ : Mais, bon sang, tu as raison !
Untel : Comme d’habitude…
Thomz : Au début, je n’y avais pas prêté attention, mais maintenant, c’est clair.
Untel : Et si je me souviens bien, on est à peu près à la fin…
Pedro : A la fin de quoi ?
Un matin, ça devait faire deux ans, on les avait tous retrouvés morts. En tout six personnes, trois actrices, deux acteurs et le caméraman.
Thomz : A la fin du bouquin, Pedro !
Pedro : Hein ?
Untel : On est dans Etoile Distante, là ! Tu te rappelles pas ?
Pedro : Je l’ai pas lu celui-là…
Bart’ : Si on est à la fin du livre, qu’est-ce qui va se passer si on arrive à la dernière phrase ?
Thomz : Il faut qu’on se casse d’ici !
Untel : Il faut retrouver Labuse…


68

Moi : je lisais St Augustin, je lisais saint Thomas, j’étudias la vie de tous les papes.
Farewell : et vous vous souvenez encore de ces saintes existences ?

Moi : attendez, Farewell, j’ai l’impression que nous ne sommes pas seuls. Quelqu’un nous écoute.

à suivre...

samedi 16 mai 2009

Le club du danger : Episode 2

AVERTISSEMENT
Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite. Les événements relatés ne se sont peut-être pas encore déroulés.


En sortant de l’avion


Pedro : MADRID, nous voilà !!

Bart’ : J’ai les genoux qui craquent…

Labuse : Trouvez pas qui fait chaud ?

Untel : Et c’est quoi le plan, maintenant ?

Labuse : Non, mais sérieux, il fait pas super chaud, là ?

Thomz : Le mieux, ce serait de prendre un taxi, non ?

Pedro : Et comment dit-on taxi en espagnol ?

(silence)

Thomz : Bon, t’as raison, on n’a qu’à marcher…

Bart’ : Attendez, j’ai quelques contacts ici qui pourraient nous aider.

Labuse : J’ai trop trop chaud…

Untel : Ah, ouais, qui ?

Bart’ : Bouge pas, je regarde... (sortant son portable)

Thomz : Comment tu te la racontes avec ton téléphone…

Bart’ : J’avais des points, c’est tout…

Labuse : Non, mais c’est pas possible cette chaleur… J’irai bien boire une bière au café là-bas…

Thomz : Ah, ouais, bonne idée….

Pedro : Mais cela ne va pas nous retarder ?

Bart’ : On a bien cinq minutes, non ?


Au café (deux heures plus tard)


Untel : Attends, la no.7 de Mahler par Boulez, c’est quand même quelque chose…

Pedro : Je n’ai pas dit ça, simplement, je pense que…

Labuse : Au fait, qu’est-ce qu’on fout à Madrid ?

Thomz : Arrête…

Labuse : Non, sérieusement…

Thomz : T’as pas regardé dans Wikipédia avant de venir? C’est là qu’il est mort Bolaño…

Labuse : Ah ?

Thomz : Bah, oui.

Bart : ça me fait penser, faut que j’appelle mon contact.

Untel : Et bien, vas-y…


Quelques minutes plus tard…


Bart’ : Bon. C’est bon.

Thomz : Et ?

Bart’ : Il arrive, lui nous dira quoi faire. On a le temps de reprendre une bière.


Quelques minutes encore plus tard…


Thomz : Cinco cervezas, please !

Untel : Arrête tes conneries…

Bart’: Tiens, regardez voilà, mon contact… (serrant la main du type) Bonjour, Monsieur Belane.

Belane : Alors, quels sont vos problèmes ?

Labuse : On recherche des cheveux de Bolano !

Belane : Des cheveux ?

Labuse : Des cheveux ou un poil, on s’en fout, on en a besoin pour le cloner.

Belane : Ah, je vois.

Pedro (désignant Labuse) : C’est son idée à lui !

Bart’ : Alors, Harry, tu peux nous aider ? Nous avons fait un long voyage et pour l’instant, on n’a pas grand-chose…

Untel : Deux minutes papillon ! On ne t’a pas demandé si tu voulais boire quelque chose.

Belane : Vous êtes à quoi ?

Untel : On teste les bières…

Belane : Je vous suis…

Thomz : Moi aussi…


Encore un peu plus tard


Belane : Je connais un type, pas loin d’ici, un vrai fêlé, peut-être qu’il sera capable de vous aider.

Untel : Comment ça un fêlé ?

Pedro : Tu veux dire qu’il pourra nous faire du mal ?

Belane : Non, non. C’est un scientifique un peu fou, un génie dans son genre qui a ses faiblesses. Ce mec collectionne les petits beurres…

Bart’ : Très bien, allons-y !

Belane : Vous avez une caisse ? Je suis venu en taxi…

Thomz : Tiens, à ce sujet, tu sais p’tet comment on dit taxi en espagnol ?


Chez le scientifique


Belane : Messieurs, laissez moi vous présenter le célèbre Professeur Emmanuel Bourdaud !

Manu : Messieurs… Puis-je vous proposer un petit beurre en guise de bienvenue ?

(Belane jouant du coude)

Untel : Mais volontiers…

Manu : Ah, je vois que nous avons là des gens bien élevées et de bon goût qui plus est ! Que puis-je alors pour vous ?

Labuse (se goinfrant de petit beurres) : On cherche Bolaño…

Manu : Pardon ?

Pedro : Non, en fait, on cherche un moyen de le cloner, et pour ça, on a besoin de vous…

Manu : Etrange…

Bart : IL a une bonne explication…

Manu : Je n’en doute pas… Non, ce n’est pas le fait que vous vouliez ressusciter l’auteur chilien qui me surprend, mais que vous soyez les deuxièmes à venir me demander de l’aide…

Untel : Mais comment ? Qui ? Que… Quelle est cette étrange coïncidence ?

Manu : J’ai malheureusement promis de me taire. Mais je peux vous aider si vous êtes parfaitement conscients des conséquences catastrophiques d’une telle action...

Pedro : Id est ?

Manu : La fin du monde !

En chœur : oooooooooh…

Manu : Ressusciter Bolaño n’est pas sans danger… L’expérience peut mal tourner. Et le gentil chilien peut devenir un véritable despote si on s'y prend mal !

Untel (à Labuse) : T’avais dit qu’avec un seul de ses cheveux, tu pouvais le cloner ?

Labuse : Je sais !

Untel : Alors ?

Labuse : Alors, je pouvais pas deviner que ça allait en faire un dictateur chilien !

Belane : Bon, alors, les cocos, vous décidez quoi ?

Bart’ : C’est risqué… C’est vrai… Mais…

Pedro : Si on y arrive…

Untel : Ce sera vraiment magnifique…

Manu : Alors, qu’est-ce que je vous mets ?

Bart’ : Qu’est-ce qu’il vous reste ?

Manu : Trois-quatre cheveux, quelques poils…

Bart’ : On y va pour les tiffes…

Manu : Très bien, je vous prépare ça tout de suite…. (tout en préparant le paquet) ça se rafraîchit aujourd’hui, trouvez pas ?

Bart’ : On n’a quand même beau temps, on ne va pas se plaindre…

Manu (soupesant un petit sachet): Et voilà, du bon, du beau, du Bolaño…. On avait dit trois-quatre cheveux ? Y’a un peu plus, je laisse ?

Bart’: Oui, c’est bon allez-y !

Manu : Il vous fallait autre chose ?

Thomz : Dites donc, pendant qu’on y est, vous savez pas, par hasard, comment qu’on dit taxi en espagnol ?

dimanche 10 mai 2009

Conversations : épisode 16 (cette fois)


A un repas

Lui: Il faut que tu grandisses, que tu prennes tes responsabilités, tu ne peux pas acheter des disques ou des bouquins toute ta vie, c'est fini tout ça, il te faut faire des projets, te construire un capital...
Moi: Je sais, je sais. Hier, j'ai fait un placement...
Lui: Ah? Tiens, ça m'étonne... D'habitude, tu... Enfin, quel placement?
Moi: J'ai acheté une édition originale des Stones, en parfait état...
Lui: Bon, grandis un peu maintenant!


A un cocktail

Lui: Tu te demandes pourquoi, je fais ça?
Moi: Non.
Lui: Je vais t'expliquer... attends...
Moi: Je m'en fous un peu à vrai dire...
Lui: Selon des règles bien connues de la chimie, le fait de rajouter du sucre dans mon rhum augmente le volume d'alcool... c'est prouvé.
Moi: Ah ouais?
Lui: L'alcool n'a aucun secret pour moi!


Le club du danger (épisode 1)

AVERTISSEMENT
Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite. Les événements relatés ne se sont peut-être pas encore déroulés.


Untel: Bon, voilà, j'ai mes 5 pages sur Bolaño mais j'avoue que sur certains points, j'ai peur d'avoir fait des contresens...
Thomz (posant sa bouteille de bière): On n'est jamais à l'abri...
Bart': Ce qui aurait été vraiment intéressant, c'est de le soumettre au questionnaire...
Untel: Mais il est mort!
Thomz: Oui, effectivement, ça risque de poser un problème.
Labuse: Ce n'est pas un problème pour tout le monde!
En choeur: Mais COMMENT???
Labuse: C'est simple, j'ai vu ça dans Bouge ta science, un jeu d'enfants, il faudrait simplement qu'on arrive à trouver une bouclette de cheveu du chilien et...

_____________Après quelques minutes d'explication________________

Pedro: Sapristouille! C'est extraordinaire! Faisons exactement cela!
Thomz (posant sa bouteille de bière et refermant son pc portable): Bon, les gars, ça y'est, j'ai les billets pour Barcelone, on part tout à l'heure. On ne s'embarasse pas du superflu : une brosse à dents, un gel douche, du linge propre et c'est bon!
Pedro: Je peux prendre quand même Le Tunnel pour l'avion?
Untel: Si tu veux payer une taxe de surcharge de bagages, c'est ton problème...
Pedro: Alors, j''appelle mes parents pour dire que je ne mange pas chez eux, ce soir... et je vous rejoins.
Bart': Quelle aventure, les amis! Nous voilà partis sur la route du plus grand auteur chilien pour ramener une mèche de ses cheveux afin de le clôner et de lui poser des questions sur son oeuvre...
Thomz: Voilà qui est bien résumé...
Untel : Très bien, en route!

à suivre...



Nos héros vont-ils réussir à mener à bien leur curieuse mais ô combien palpitante entreprise? Que vont-ils véritablement trouver en Espagne? Est-ce que tout cela est bien raisonnable?
Vous le saurez la semaine prochaine en suivant la suite des aventures du
Club du danger.