dimanche 18 novembre 2007

Droit (possible) de réponse au lecteur de Télérama

Cher monsieur La Buse
(j’espère pour vous qu’il s’agit d’un pseudonyme),

J’ai beaucoup d’humour mais je dois avouer que je n’ai pas compris votre notule assassine sur les lecteurs de Télérama (dont je fais parti !). Oui, j’écoute France Inter dès potron-minet, je regarde Arte et il m’arrive de temps en temps, s’il me reste quelques pièces après l’achat d’une baguette, de lire Libération, mais vu le prix du pain actuellement, j’avoue me contenter des quotidiens gratuits (même si je trouve qu’ils tuent la presse française et sa liberté d’expression).

Que diable ! Qu’est-ce qui vous autorise à contester le droit de se cultiver ? Est-ce notre faute à nous si le niveau intellectuel des émissions à la télévision est si bas ? De toute façon, je n’ai plus la télé. Nous l’avons supprimée du salon cet été. Mais avec Télérama, j’ai une autre vision de l’actualité. Moi-même enseignant en lettres, je peux être gré à l’hebdomadaire de m’avoir fait découvrir bon nombre de cinéastes, d’écrivains ou de musiciens que je n’aurai pas connu seul.

Tout le monde n’a pas la chance de vivre à Paris, monsieur. La province, voyez-vous, elle existe aussi. Et nous avons le droit à une même culture

Alors, de grâce, cessez vos remarques désobligeantes, arrêtons de nous offusquer les uns les autres, il y a suffisamment de place pour une parfaite cohabitation. Gardons notre énergie pour une lutte plus noble : je vous signale au passage qu’il y a de quoi faire en ce moment. A vous de choisir votre champ de bataille.

Jean-Robert Perrin (Guetteville-Les-Grès)

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