
Faire l'amour avec une actrice de X est en vérité très décevant.
Sa langue avait encore le goût du rhum orange qu'elle avait bu pendant toute cette ennuyeuse soirée et du tabac de ses fines cigarettes mentholées. Malgré sa volonté de paraître très douce, ses gestes étaient automatiques, programmés, déshumanisés. Elle voulait revenir à l'érotique mais elle ne pouvait pas échapper au pornographique. Simple déformation professionnelle. Tout commença à devenir vulgaire, bestial, industriel. Sa façon de bouger. Son parfum. Une de mes mains libre chercha à lui caresser les jambes. Elle rit. "je ne me suis pas épilée, ce n'est pas très agréable". Et elle commença à m'expliquer qu'entre deux tournages elle laissait reposer sa peau y compris ses parties intimes pour leur redonner une certaine élasticité. Puis, elle dirigea sa bouche vers mon oreille. Elle en suça le lobe et me chuchota un truc que je ne compris pas. La tête me tournait. L'alcool probablement. Certainement pas le désir. Elle se déshabilla complètement comme si elle enfilait son bleu de travail. Elle ne me regarda qu'une fois complètement nue. "A ton tour". A ces paroles, elle se mit à onduler son corps parfaitement entretenu au premier coup d'oeil mais gâché par de mauvais tatouages à l'encre bleue représentant un oiseau exotique ou un coeur ailé. Elle dansait sans grâce et sans trop de conviction. Mécaniquement encore. Il n'y avait pas de musique de toute façon. Seuls le frottement de ses mains sur ses seins et son souffle de plus en plus haletant chassaient le silence de la pièce. Ses yeux rougis par la fatigue, l'alcool et la clope lui donnaient l'air d'une junkie. Je n'avais pas fait attention à mes sous-vêtements. Je portais depuis ce matin un caleçon noir avec un écusson d'Homer Simpson brodé sur la cuisse gauche. Elle n'y prêta aucune attention.
Elle s'approcha du lit et se coucha sur moi ne me laissant pas le temps d'enlever mes chaussettes. Ses cheveux tombèrent sur mon visage. Une odeur de vanille, d'après-shampooing bon marché et de cigarette arriva jusqu'à mes narines. Je l'embrassai dans le cou sans trop savoir ce que je faisais. Elle sentait la transpiration mêlée à l'odeur plus discrète de déodorant quelconque. Ses lèvres étaient froides. Pendant que je l'embrassais dans le creux des épaules elle avait pris la bouteille de vodka posée sur la table de nuit et en avait bu une gorgée. Elle continua à poser sa bouche sur mon corps, descendit le long de mes épaules puis atteignit mon ventre. Elle respirait bruyamment et gémissait régulièrement, mais ses cris ressemblaient à un râle de chanteuse R'n'B...... (à suivre? non. Bonne nuit.)
1 commentaires:
à suivre oui
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