Film n°1 : Kiss contre les fantômes -Kiss meets the Phantom of the Park (1978) Réalisé par Gordon Hessler à qui l'on doit L'Homme au Katana et quelques épisodes de Wonder Woman, Kiss contre les fantômes n'a pas eu les honneurs du grand écran et encore moins ceux d'être diffusé internationalement. Passé directement à la télévision américaine en Octobre 1978, il n'est réapparu que quelques années après en vhs. Le film est détesté, renié, spolié par ses créateurs, ses acteurs et les fans du groupe (il en existe).
L'histoire est celle de Charlie et Lee, deux tueurs à gages, envoyés dans une institution pour aveugles pour refroidir un certain Johnny North, qui à leur grand étonnement n'essaie même pas de leur échapper... ah, non merde, ça c'est le synopsis de A bout portant avec Lee Marvin.
Kiss contre les Fantômes, tu t'en doutes, c'est pas du Bergman. C'est produit par Hanna-Barbera et le film ressemble par conséquent à un épisode de Scooby-Doo live.
L'histoire met en scène le vrai groupe Kiss qui doit donner un concert dans un parc d'attraction. Cependant, quand le concepteur des cybernautes du lieu apprend qu'il doit partir à la retraite, il pète un peu les plombs et décide de capturer les quatre membres de Kiss pour les remplacer par des contrefaçons à boulons. Toutefois, les Kiss ne se sont pas du genre à se faire marcher sur les bottes en cuir et font appel à leurs supers pouvoirs : Star Child (Paul Stanley) envoie des rayons lasers avec ses yeux, The Demon (Gene Simmons) crache du feu...Bon d'accord, ça ne sert pas à grand chose, mais ça en jette et c'est un truc infaillible pour draguer les filles.
Réalisé n'importe comment, racontant n'importe quoi, joué comme du Clovis Cornillac, le film est un véritable chef d'oeuvre de l'à-peu-près qui ne demande même pas que l'on soit bourré pour le regarder.
C'est souvent très drôle (involontairement ou non), mais malgré ses 96 minutes d'on-ne-sait-pas-trop-ce-que-l'on-est-en-train-de-faire-mais-on-s'en-fout, le métrage souffre de quelques longueurs, toutefois rattrapées par son indéniable originalité (une légende dit que dans certains vidéoclubs américains, il y avait un rayon que l'on appelait "Kiss meets the Phantom of the Park section" où il n'y avait que cette vidéocassette).
Un film idéal donc pour commencer l'éducation cinématographique de ta petite soeur ou à défaut de ton chat...
1 commentaires:
Rigole pas que je connais un chat fan de glam rock.
Enregistrer un commentaire