samedi 16 mai 2009

Le club du danger : Episode 2

AVERTISSEMENT
Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite. Les événements relatés ne se sont peut-être pas encore déroulés.


En sortant de l’avion


Pedro : MADRID, nous voilà !!

Bart’ : J’ai les genoux qui craquent…

Labuse : Trouvez pas qui fait chaud ?

Untel : Et c’est quoi le plan, maintenant ?

Labuse : Non, mais sérieux, il fait pas super chaud, là ?

Thomz : Le mieux, ce serait de prendre un taxi, non ?

Pedro : Et comment dit-on taxi en espagnol ?

(silence)

Thomz : Bon, t’as raison, on n’a qu’à marcher…

Bart’ : Attendez, j’ai quelques contacts ici qui pourraient nous aider.

Labuse : J’ai trop trop chaud…

Untel : Ah, ouais, qui ?

Bart’ : Bouge pas, je regarde... (sortant son portable)

Thomz : Comment tu te la racontes avec ton téléphone…

Bart’ : J’avais des points, c’est tout…

Labuse : Non, mais c’est pas possible cette chaleur… J’irai bien boire une bière au café là-bas…

Thomz : Ah, ouais, bonne idée….

Pedro : Mais cela ne va pas nous retarder ?

Bart’ : On a bien cinq minutes, non ?


Au café (deux heures plus tard)


Untel : Attends, la no.7 de Mahler par Boulez, c’est quand même quelque chose…

Pedro : Je n’ai pas dit ça, simplement, je pense que…

Labuse : Au fait, qu’est-ce qu’on fout à Madrid ?

Thomz : Arrête…

Labuse : Non, sérieusement…

Thomz : T’as pas regardé dans Wikipédia avant de venir? C’est là qu’il est mort Bolaño…

Labuse : Ah ?

Thomz : Bah, oui.

Bart : ça me fait penser, faut que j’appelle mon contact.

Untel : Et bien, vas-y…


Quelques minutes plus tard…


Bart’ : Bon. C’est bon.

Thomz : Et ?

Bart’ : Il arrive, lui nous dira quoi faire. On a le temps de reprendre une bière.


Quelques minutes encore plus tard…


Thomz : Cinco cervezas, please !

Untel : Arrête tes conneries…

Bart’: Tiens, regardez voilà, mon contact… (serrant la main du type) Bonjour, Monsieur Belane.

Belane : Alors, quels sont vos problèmes ?

Labuse : On recherche des cheveux de Bolano !

Belane : Des cheveux ?

Labuse : Des cheveux ou un poil, on s’en fout, on en a besoin pour le cloner.

Belane : Ah, je vois.

Pedro (désignant Labuse) : C’est son idée à lui !

Bart’ : Alors, Harry, tu peux nous aider ? Nous avons fait un long voyage et pour l’instant, on n’a pas grand-chose…

Untel : Deux minutes papillon ! On ne t’a pas demandé si tu voulais boire quelque chose.

Belane : Vous êtes à quoi ?

Untel : On teste les bières…

Belane : Je vous suis…

Thomz : Moi aussi…


Encore un peu plus tard


Belane : Je connais un type, pas loin d’ici, un vrai fêlé, peut-être qu’il sera capable de vous aider.

Untel : Comment ça un fêlé ?

Pedro : Tu veux dire qu’il pourra nous faire du mal ?

Belane : Non, non. C’est un scientifique un peu fou, un génie dans son genre qui a ses faiblesses. Ce mec collectionne les petits beurres…

Bart’ : Très bien, allons-y !

Belane : Vous avez une caisse ? Je suis venu en taxi…

Thomz : Tiens, à ce sujet, tu sais p’tet comment on dit taxi en espagnol ?


Chez le scientifique


Belane : Messieurs, laissez moi vous présenter le célèbre Professeur Emmanuel Bourdaud !

Manu : Messieurs… Puis-je vous proposer un petit beurre en guise de bienvenue ?

(Belane jouant du coude)

Untel : Mais volontiers…

Manu : Ah, je vois que nous avons là des gens bien élevées et de bon goût qui plus est ! Que puis-je alors pour vous ?

Labuse (se goinfrant de petit beurres) : On cherche Bolaño…

Manu : Pardon ?

Pedro : Non, en fait, on cherche un moyen de le cloner, et pour ça, on a besoin de vous…

Manu : Etrange…

Bart : IL a une bonne explication…

Manu : Je n’en doute pas… Non, ce n’est pas le fait que vous vouliez ressusciter l’auteur chilien qui me surprend, mais que vous soyez les deuxièmes à venir me demander de l’aide…

Untel : Mais comment ? Qui ? Que… Quelle est cette étrange coïncidence ?

Manu : J’ai malheureusement promis de me taire. Mais je peux vous aider si vous êtes parfaitement conscients des conséquences catastrophiques d’une telle action...

Pedro : Id est ?

Manu : La fin du monde !

En chœur : oooooooooh…

Manu : Ressusciter Bolaño n’est pas sans danger… L’expérience peut mal tourner. Et le gentil chilien peut devenir un véritable despote si on s'y prend mal !

Untel (à Labuse) : T’avais dit qu’avec un seul de ses cheveux, tu pouvais le cloner ?

Labuse : Je sais !

Untel : Alors ?

Labuse : Alors, je pouvais pas deviner que ça allait en faire un dictateur chilien !

Belane : Bon, alors, les cocos, vous décidez quoi ?

Bart’ : C’est risqué… C’est vrai… Mais…

Pedro : Si on y arrive…

Untel : Ce sera vraiment magnifique…

Manu : Alors, qu’est-ce que je vous mets ?

Bart’ : Qu’est-ce qu’il vous reste ?

Manu : Trois-quatre cheveux, quelques poils…

Bart’ : On y va pour les tiffes…

Manu : Très bien, je vous prépare ça tout de suite…. (tout en préparant le paquet) ça se rafraîchit aujourd’hui, trouvez pas ?

Bart’ : On n’a quand même beau temps, on ne va pas se plaindre…

Manu (soupesant un petit sachet): Et voilà, du bon, du beau, du Bolaño…. On avait dit trois-quatre cheveux ? Y’a un peu plus, je laisse ?

Bart’: Oui, c’est bon allez-y !

Manu : Il vous fallait autre chose ?

Thomz : Dites donc, pendant qu’on y est, vous savez pas, par hasard, comment qu’on dit taxi en espagnol ?

12 commentaires:

ThomZ a dit…

!!!!!!!!

Ca devient une drogue ! et je me demande bien qui nous a doublés !

Pedro Babel a dit…

La "private joke" de la deuxième section me va droit au coeur. Et moi aussi, je me demande bien, saperlipopette, qui a pu nous doubler ! Mais je trouve ce Herr Doktor Bourdo trés zétrange... méfiaaaaaance !

g@rp a dit…

Ah putain de magistral éclat de rire !
Manu collectionneur de petits beurres, j'ai pas fini de la lui resservir, celle-là.
Mais, bigre, diantre & saprelotte! Je sais qui vous a doublé.
Le taxi.

ThomZ a dit…

Mais comment on dit taxi en espagnol ?
Dans l'attente de la réponse je vais boire des pintes.

Pedro Babel a dit…

Hé bien "taxi" en espagnol, ça se dit "taxi" et ça se prononce pareil ! Mais n'en profite pas pour ne pas me ramener ma pinte, toi !

Bartleby a dit…

Bien sûr que je veux les cheveux, enfoiré... Celui qui nous a doublé ne serait-il pas notre père ?

g@rp a dit…

Ah oui, c'est possible...
Parce que notre père, il est odieux.

Manu a dit…

(Je me demande si le fait de leur avoir refilé des poils pubiens pourrait avoir un effet pervers. Bof, on verra bien, scrunch, scrunch, scrunch.)

a.w. a dit…

En tout cas, j'adore quand un plan se déroule sans accroc. Mais le plan de qui... ?

harry belane a dit…

un plan???
qui a parlé de plan????

Lazare a dit…

Excellent

temporel a dit…

Au sujet de La Jetée, Ballard dit : Plutôt que d'abandonner la jeune femme, il se jette du haut de la plate-forme. Le corps en chute libre est celui qu'il a entrevu quand il était enfant. Quelque chose m'intrigue, mes souvenirs lointains ne ressemblent pas à ça, je vérifie et effectivement nous avons chacun notre façon de percevoir, qui a raison ? Personne. Revenons à Bolaño. J'ai lu petit beurre et je pense à mes lectures précédentes à la polygraphie du cavalier (L.V.M.E.) dont le chapitre 66 ne sera pas dans les caves mais par un clinamen chez Marcia et avec humour Perec dit que la petite fille a croqué le petit beurre, on ne pourra pas dire que c'est mon obsession de l'écrivain c'est vous qui avez commencé. De même pour le mot pubis, triangle masculin - féminin déjà rencontré dans Contre-jour (d'autres coïncidences d'ailleurs à venir). Pour l'instant on est sur la même longueur d'onde et apparemment Lazare ne m'en veut pas de lui avoir piqué Bifurcata mais j'avais déjà commencé, c'était avant d'avoir lu V3, j'ai choisi l'algue parce qu'elle est hermaphrodite, sa ramification se divise en 2 parties symétriques par bifurcation et elle ne possède pas de système racinaire (comme le rhizome) tout ça ayant son importance dans le roman.
Entropie chez La buse et néguentropie chez Fausto, tout ça est très sérieux même si les lecteurs n' y croient pas. La composition avance bien mais la technique ne suit pas, c'est pas un problème du tout pour l'instant, c'est normal.
Pourquoi le Madrid ? Mal barré. Le club du danger comme dans Breaking bad, qui sont les gentils et qui sont les méchants ou est-ce les deux ?