samedi 13 juin 2009

Le club du danger: Episode 5


Précédemment dans le Club du danger :


Grâce à une ellipse, nos valeureux héros sont revenus d'Espagne, où ils sont allés chercher une mèche de cheveux de Bolaño pour le cloner. Mais à peine sont-ils arrivés à Paris qu’un mystérieux homme en noir les accostent et les prévient du grand danger qui les guette.

Dans la voiture

G@rp: Il v@ f@lloir l@ jouer fin@ude sur ce coup l@...
Thomz : C'est-à-dire ?
G@rp: Leur Bol@no cloné @ comme qui dir@it un peu foiré…
Pedro : Sans blague ?
G@rp: C’est devenu une espèce de n@zi chilien qui veut conquérir le monde…
Labuse : Dis donc, tu pourrais pas baisser un peu la radio, s'il te plaît ?
G@rp: Pourquoi ? C’est trop fort ?
Labuse : Non, c’est juste qu’annoncer la fin du monde sur « Partenaire Particulier », ça fait pas très crédible…
G@rp: T’@imes p@s RFM, mec ?
Labuse : Je dis ça, je dis rien…
Untel : Bon, vous n’allez pas vous prendre la tête pour une histoire de radio… T’as des armes, G@rp?
G@rp: Euh, non, f@ll@it que j’en prenne ?
Thomz : On est plutôt mal barré…

Devant le repaire des méchants

G@rp: Et voil@, on est arrivé…
Pedro : C’est là ?
G@rp : Bah, oui… Tu t’@ttend@is à quoi ? Un comité d'@ccueil @vec petits fours et ch@mp@gne?
Pedro : Non, c’est juste le côté hangar désaffecté, ça fait un peu cliché, non ?
G@rp: Qu@nd on voit les prix en ville… Tu s@is combien ça doit leur couter p@r mois ?
Pedro : Non
G@rp: V@s-y, dis un prix ? Je le s@is, mon cousin est d@ns l'immobilier...
Pedro : Je sais pas… 585 euros ?
G@rp: 987 euros ! S@ns les ch@rges !
Pedro : C’est une somme, en effet. Moi, par exemple, je…
Untel : Bon, les gonzesses, on se sort les doigts du cul, ou on continue à parler maison ?
Bart : Et comment qu'on entre ?
Untel : Je pensais y aller franco. On fonce dans le tas et on voit après…
Bart : Non ! Je veux dire… On y va comme ça ? On ne se présente pas. Direct, on les marave, c’est ça ?
Untel : C’est un peu mon plan... grosso modo...
Bart : Faudrait quand même trouver une phrase d’accroche, une entrée qui fasse classe, qui montre un peu qui on est…
Untel : Comme : « Salut bande d’enculés » ?
Bart : Mais, non, arrête… Tu vois ce que je veux dire ? On peut pas débouler comme ça, sans trouver quelque chose…
Thomz : Et si on leur lançait simplement Labuse ?
Labuse : Ta mère, toi !
Bart : Bon, si c’est comme ça, je n’y vais pas.
Untel : Et voilà, c’est reparti…
Bart : C’est de votre faute…
Pedro : Et si on disait : « Au nom de la littérature, nous vous arrêtons » ?
Untel : Non, c’est nul.
Labuse : Ou pourquoi pas un truc du genre : « Hé les mecs, si c’était un jour normal, on vous péterez la gueule… »
Bart : Et ???
Labuse : C’est un jour normal… Mel Gibson, dans L’arme fatale 3
Untel : Jolie citation. C’est vrai qu’on a vachement le temps pour ces conneries.
Thomz : On a qu’à juste dire : « Hey ! » et puis on improvise…
Bart : On improvise ? C’est toujours quand on improvise qu’on fait n’importe quoi…
Untel : On improvise. Point.
Thomz : Très bien, allons cassez la gueule à ces fachos chiliens !
Pedro : J’espère que cette fois, je me battrai


A l’intérieur du repaire des méchants

Thomz : Hey !
….
Thomz : HHHHHHHEEEEEEEEEYYYYYYY !!!!
Bart’ : C’est pas la peine, ils t’entendent pas avec toutes ces machines…
Untel : Baston !
Une voix en hauteur : Si j’étais vous, j’éviterai d’avancer…
Untel (stoppé net) : Montrez-vous ! Et…
Une autre voix : Et ???
Untel : Et on vous pète la gueule !
La voix : Ah oui ? Vraiment ? Et pourquoi donc ?
Untel : Vous avez piqué notre idée de cloner Bolaño pour en faire un nazi chilien qui veut détruire le monde ! On vous en empêchera…
La voix : Ecoute, bonhomme, tu vas retourner bien sagement chez ta mère faire ta petite crise d’adolescence et tu reviendras nous voir quand tu seras un homme…
Untel : Je vais vous défoncer la tronche…
La voix (devenant un visage) : Et bien, monte !
L’autre voix : Nous t’attendons…
Pedro : Oh mon dieu !
Thomz : Oui ?
Pedro : Vous avez vu qui c’est ?
Thomz : La vache…. C’est Eric Zemmour et Eric Naulleau !
Labuse : Comment qu’i’ connaissent Bolano, eux ?
Untel: Je peux pas les blairer, ceux-là
Pedro : Allons leur péter la gueule !
Thomz: T'énerves pas comme ça, Pedro, ou tu vas encore saigner du nez!
Bart': Je prends Naulleau, les autres vous foncez sur Zemmour!
Pedro: A l'attaque!!!


Après une bagarre infernale

Labuse : J’ai déjà l’impression d’avoir vécu cette scène…
Thomz : Oui, c’était déjà une blague dans l’épisode 4… ça sent le recyclage...
Pedro : Sauf que cette fois, je me suis battu, moi aussi ! Vous avez vu ! Hein ? Vous avez vu ? Comment je me suis battu !
Thomz : Bah, en fait, je regardais plutôt Bart…
Labuse : C’est vrai que c’était impressionnant…
Thomz : Dis, Bart’, t’as fait du catch dans ta jeunesse ou c’est naturel ?
Labuse : Pourtant, ça n’existait pas encore le catch en 1913…
Bart’ : C’est ça… Très marrant. N’empêche que les deux là, on ne risque pas de les entendre avant longtemps…
Untel : Il manque tout de même des réponses à nos questions. Il est où ce clone nazi de Bolaño ?
Bart’ : T’as qu’à leur demander, toi-même !
Untel (s’adressant aux 2 Eric ligotés dos à dos) : Alors ? Ou qu’il est le clone Bolaño ?
Un des Eric : Mph fiuom mmmfff
Pedro : On comprend rien. Bart a dû leur péter les dents tout à l’heure…
Labuse : Non, regardez, sous leur cou… On dirait qu’ils ont la tête de travers…
Thomz : C’est dégueulasse votre truc…
Bart’ : Mais, non ! Ce sont des masques !
Untel : Otons les! Et voyons qui se cachait derrière ce plan machiavélique !
Pedro (retirant leur masque) : Oh, mon dieu !
Bart : Mais c’est Fausto ! Et Odot ! Mais pourquoi ? Pourquoi vous ?
Fausto (crachant sur Labuse) : On ne vous dira rien…
Pedro (lui donnant une gifle) : Parle ! Tu vas parler, oui, ordure ?
Bart : Calme-toi, Pedro… Alors ? On vous écoute…
Fausto : C’est au nom de la littérature. Nous cherchions à prouver qu’il n’était pas besoin de parler de livres pour parler de littérature, et seul un clone de Bolaño pouvait nous aider…
Thomz : Et il est où, ce clone ?
Odot : Il a fondu*.
Fausto : C’est une longue histoire…
Labuse : Toute cette histoire m’a donné soif, si on allait plutôt boire une bière ?
Thomz :Je te suis…
Untel : Ouais
Bart’ : Moi aussi…
Pedro : J’appelle mes parents, et j’arrive…
Fausto : Et nous ?
Thomz : Vous ? Vous, on vous laisse réfléchir un moment à ce que vous avez fait et quand vous aurez compris, on viendra vous chercher.
Odot : C’est bon, on a compris.
Bart : Nt, nt, nt, on ne nous la fait pas à nous…
Pedro : Réfléchissez bien ! Et que cela vous serve de leçon !

* voir l'episode du Club du Danger : Chili Nocturne, Episode 4

Au café

Bart : Quand même, tout ça pour ça !
Thomz : On aura au moins vu Madrid !
Bart: Toute cette fin me semble un peu bâclée, tout de même...
Untel : Et bien, ça nous a servi de leçon.
Pedro : Pardon ?
Labuse : Oui, c’est vrai, la morale de cette histoire est que c’est pas la peine de cloner des morts pour parler des livres et qu’au fond, seule compte la seule et véritable amitié.
Thomz : C’est beau.
Labuse : La lumière du coucher du soleil y est pour beaucoup.
Bart : Allez, à votre santé.
Untel : A notre prochaine aventure !



Le conseil du Club du Danger :

Sur le trottoir

Labuse : Dis-donc, Bart ! Que fais-tu là ?
Bart’ : Tu ne le vois pas ? Je pratique le roller…
Labuse : Mais attends, ça ne va pas du tout ! Où sont tes protections ?
Pedro : C’est vrai, quand on fait un sport de glisse comme le roller, il faut toujours penser à se protéger contre une mauvaise chute
Untel : Protège bien ta tête, tes coudes, tes genoux et tes poignées…
Thomz : Avant de commencer à patiner, assure toi aussi que tout ton matériel est en bon état, si tu n’es pas sûr de toi, tu peux demander de l’aide à un adulte…
Bart : Si je comprends bien, il ne me reste plus qu’à rentrer chez moi et …. Ooooooh …..Aaaaaahhh…(perdant l’équilibre et tombant sur les fesses) Aie !
Tous en chœur : Ah aha ah aha ah ah ah ah ah !

5 commentaires:

g@rp a dit…

Ah aha ah aha ah ah ah ah ah !
Bravo, Labuse !
Et je lève ma chope à notre prochaine aventure ! (le temps que Bart remette son coccyx en place)

Pedro Babel a dit…

Ho ! Tu m'avais promis des trampolines, des nunchakus, des cabrioles, des kowabungas, des kamehameha qui devaient déchirer sa race - et toi, tu as tout coupé au montage, et je vais devoir attendre la prochaine saison pour que mon personnage charismatique puisse enfin briller devant la caméra.
Je suis déçuuuuuuuuuuuu !!!
;-)

g@rp a dit…

Pedro, il a pas coupé au montage, rooo. Il a fait une e-llip-se. Faut suivre, mon gars. ;-)
Et si tu ne sais plus ce qu'est une ellipse, invoque trois Der Professor Bourdaud : il apparaitra aussitôt.

temporel a dit…

Maintenant que j'ai fait connaissance avec des Chums, je me marre encore plus je peux les imaginer. Déçue ne pas vous avoir tous rencontrés mais une chose est sûre maintenant La Buse vous existez vraiment, vous n'êtes pas un double agent du coup je vous vois moins comme un espion mais toujours comme un peu menteur il faut bien compenser. Mais enfin Bart méfiez-vous effectivement quand on improvise, ce qu'il y a de plus difficile quand même, le siège éjectable n'est jamais loin croyez-en mon expérience, tout de suite on est obligés de ruser et de se faire appeler "Personne" pour pouvoir continuer, je sais maintenant que les méchants épouvantails resteront désagréables et destructeurs pour rien, ce que je ne savais pas avant d'intervenir pour la première fois sur un blog.
LOL : Z et N lisant Bolaño ou MDR comme vous voulez. Vous avez remarqué en pivotant le N vers la gauche ça fait Z et Z vers la droite ça fait N, c'est pour ça que je les confonds toujours.
Dites donc les Chums au lieu de vous battre vous ne pourriez pas penser à ce que je vous ai demandé, j'attends toujours les mots en espagnol (avec votre traduction personnelle) ou en français des nombres cités précédemment, je suis devenue copiste des mots, c'est ma toute nouvelle activité. J'attends donc 115 138 147 156 179 181 188 - le nombre est vrai - vous verrez ainsi la composition se désorganiser à chaque nombre et j'ai hâte de voir ça, alors qui veut bien prendre place à côté de g@rp ? J'oubliais, La Buse, n'abîmez pas Fausto on a encore besoin de ces écrits sur Bolaño.

temporel a dit…

Pour g@rp, Labuse et les autres Chums, à Vidéos sur mon territoire, Forget me not, mais nous avons le temps.
L'installation est prête, je dois la démonter et la replacer in situ dès maintenant parce que c'est long à mettre en place (plus c'est difficile plus ça me plaît : masochisme dit-on) il faut que le lieu réagisse bien et du temps photographique, ce qui n'est pas gagné d'avance.