dimanche 28 juin 2009

Le Club du danger : La raison de la critique pratique


Première partie

Au QG du Club du danger - Tout est bien calme, ce matin là.

Thomz: Tu fais quoi, là?
Labuse (tenant une DS dans les mains): Je joue...
Thomz: Ah... Et les autres?
Labuse: Je sais pas... Untel doit pas être très loin. Pedro est à son cours de Karaté et Bart est sur une mission...
Thomz: On se fait pas un peu chier, là?
Labuse: Personne appelle. J'y peux rien, moi.
Thomz: Le Club du Danger, ça va pas être un club d'une seule mission, bordel! Et la pub, alors?
Labuse: Elle passe un peu partout. Mais, toujours rien.
Thomz: Pffffff
Labuse: Pfffff aussi....
Thomz: Je vais voir ce que fait Untel...

Au téléphone

Labuse (jouant toujours à la DS): TELEPHONE!
...
Labuse: TE-LE-PHONEEEEEEEEuh!
Untel: C'est bon! C'est bon! Je prends... T'as pas l'air trop débordé, toi, non?
Labuse: J'aime pas répondre au téléphone...
Untel: Club du Danger, j'écoute.
Une voix: Salut les branleurs, c'est Michel Denisot...
Untel: Michel?
Michel Denisot: Oui. Le Michel Denisot de Canal+, tu me remets?
Untel: On n'a pas la télé.
Michel Denisot: Pas grave. Ecoute, il parait que vous êtes une petite bande d'enfoirés capables de résoudre les mystères les plus mystérieux.
Untel: Oui. C'est nous.
Michel Denisot: Hé bien, les loulous, j'ai une mission pour vous...
Untel: Sans déconner.
Michel Denisot (la gorge serrée): Ecoutez...
Unetl: Voui.
Michel Denisot: C'est Ali Baddou, il a disparu!
Untel: Ali qui?
Michel Denisot: Ali Baddou, il s'occupe de la chronique littéraire. Je me suis dit que c'était votre créneau.
Untel: Ah, d'accord, je vois. Vous voulez qu'on vous fasse des fiches pour les bouquins à chroniquer?
Michel Denisot: Mais, nan, triple buse! Je veux que vous me retrouviez Baddou, c'est tout.
Untel: Faut que j'en parle aux autres...
Michel Denisot: Tu vas arrêter de faire ta pucelle, vous la prenez ou pas cette mission?
Untel: On peut vous rappeler?
Michel Denisot: Si tu veux coco, mais je suis pas chez oim. Pas avant ce soir, alors.
Untel: Très bien, à tout à l'heure monsieur Denisot.
Michel Denisot (raccrochant sans dire au revoir)


Dans la cuisine

Labuse: C'était qui?
Untel: Michel Denisot.
Labuse: Ah? Et il voulait quoi?
Untel: C'était pour nous proposer une mission.
Labuse: Ah, oui et laquelle? Rendre le Grand Journal drôle?
Untel: Mais nooon, faut retrouver Ali Baddou. C'est tout.
Labuse: C'est qui Ali Baddou?
Untel: C'est le mec qui s'occupe des livres.
Labuse: Ah?
Thomz (entrant): Vous parlez de quoi?
Labuse: Denisot a appelé pour une mission. Faut retrouver Ali Baddou.
Thomz: Ah, non?
Untel: Ah, non, quoi?
Thomz: Je ne prends pas.
Untel: Arrête
Thomz: Je m'en fous, je vous dis. Je prends pas cette mission.
Untel: Mais on n'a pas trop le choix, quand même.
Thomz: Je le ferai pas. Point.
Untel: Mais qu'est-ce qui te gène, bordel?
Thomz: C'est lui, là, je l'aime pas. Et aller le sauver... et bien... je ne peux pas. Je peux pas sauver quelqu'un que j'aime pas, non? Allez-y vous. Je m'en fous. J'irai aider Bart'...
Untel: Quoi? Bart'? Il est où Bart', d'ailleurs?
Labuse: Il est sur une mission à 20 euros...
Untel: Quoi?
Labuse: Il donne un cours de rattrapage à une fille qui prépare le bac...
Untel: Tu vois, Thomz, c'est pas avec 20 euros qu'on va pouvoir payer le loyer!
Thomz: J'y vais pas. Vous ne me ferez pas changer d'avis. Je l'aime pas!
Untel: Mais pourquoi tant de haine?
Labuse: Il a raconté la fin de Inglorious Basterds à Cannes!
Untel: Quel enfoiré!
Labuse: Ouais, il a révélé que....
Untel: Ta gueule! (se bouchant les oreilles). J'écoute pas.
(Pedro entrant)
Pedro: A quoi vous jouez, les amis?
Thomz: On a une mission, mais j'y vais pas.
Pedro: Ah, et moi, je peux venir? Je sais me battre maintenant!
Untel: Bon, les gonzesses, Faut qu'on prenne une décision. On la fait ou pas cette misision?
Labuse: On n'a qu'à attendre Bart'.
Untel: On va pas toujours prendre nos décisions en fonction de Bart'.
Pedro: C'est lui, le plus vieux. C'est un peu comme notre père.
Untel: Bon, j'en ai marre, vous me prenez tous la tête, là. Si ça continue, j'annule tout.
Thomz: Y'a encore de la bière au frigo?
Labuse: J'en ai remis ce matin.
Thomz: Bon, on se prend un petit verre, et on réfléchit.
Untel: Ok. Allons-y.... La journée fut bien chargée.

6 commentaires:

Pedro Babel a dit…

J'espère qu'on va réussir cette mission, et ne pas se tromper en ramenant Alain Badiou à la place d'Alli Badou !

g@rp a dit…

Ah my god, quel plaisir de retrouver une nouvelle saison du Club du danger !
En revanche, pour la vérité historique, je me demande si je ne serais pas plus âgé que Bart'...
Mais bon, moi, j'ai pas le coccyx en miettes (rire sardonique)

Manu a dit…

Ah ! Super, une nouvelle aventure... J'ai craint, un instant, que la première serait la dernière, et je t'en voulais un peu, la buse.

temporel a dit…

Je n'avais pas vu l'homophonie des A B : révélateur. Mission inutile, Thomz a parfaitement raison faut pas y aller. Les chroniques littéraires de A B sont convenues,sans intérêt, "hallucinant" comme il aime à le dire et malheureusement pour moi j'ai entendu ce qu'il a dit sur Pynchon et Vollmann c'est-à-dire rien sur leurs livres mais que pour l'un on ne connaissait pas son visage et que pour l'autre il se montrait quasiment pas, avec ces propos-là les lecteurs sont bien avancés. Pourtant je ne suis pas rancunière je l'écoute 30 mn ça suffit et la chronique de A G S qui nous rebat les oreilles avec Tocqueville, Clausewitz, Les Lumières et dont je ne rejoindrai jamais les idées, c'est juste qu'il réveille les fantômes de mon enfance et ça provoque une grande nostalgie comme si le temps s'était arrêté, sa voix déglinguée m'attire et s'il ne l'avait pas il y a longtemps que j'aurais décroché. On est loin des idées de Bolaño, faut changer de plan. Merci à Untel et Thomz qui m'ont recommandé W, j'en suis aux meurtres des femmes dans un container.
L'installation a trouvé sa place, un lieu qu'aucune galerie ne pourra me proposer avec des milliers d'insectes qui tournaient autour de moi et mes 2 assistants, heureusement on ne les voit pas à l'œil nu seulement avec une caméra sinon il y a de quoi s'effrayer. Je vous montre tout ça bientôt sans les bestioles.

Untel a dit…

Salut Temporel, content que tu apprécies the Wire!

temporel a dit…

Untel : il y a des points communs entre W et 2666 ainsi du meurtre des femmes comme le dit Bartleby "tout le monde s'en fout" et puis il y a la corruption politique, les rivalités entre policiers (Inherent Vice ?), tout ça ne s'arrêtera donc jamais. C'est pour ça que j'aime travailler avec les autres, la pensée s'étend, la preuve ta proposition -W- y aurais-je pensé toute seule dans mon coin sans ce partage d'idées ?