jeudi 16 juillet 2009

How To Keep A Pervert Busy

(vu sur Gearfuse)

mercredi 15 juillet 2009

Le club du danger - La raison de la critique pratique : Episode 3


AVERTISSEMENT
Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement forcée.


Dans la loge de Ali Baddou


Pedro: Je n'y comprends strictement rien.
Thomz: C'est pourtant clair, relis-le mot, andouille!
Pedro: Le dernier qui m'a traité d'andouille a passé un sale quart d'heure!
Thomz: Ah, Pedro, Pedro, tu n'oserais pas frapper un ami...
Pedro: Passe-moi le mot...
Labuse: Bon, on part là dessus ou bien?
Untel: Ou bien quoi?
Labuse: Ou bien rien? Je sais pas moi, c'était une amorce comme ça. A toi de compléter.
Untel: Vas-y, Pedro, relis le mot encore une fois.
Pedro (se raclant la gorge tout en prenant un air grave): Tout ce qui arrive à présent, c'est de la faute d'un camembert.
Untel: Comprends pas.
Labuse: Bart'
Bart': Quoi encore?
Labuse: T'as pas une idée?
Bart': Et pourquoi j'aurai une idée, moi?
Labuse: Je sais pas, attends, ah, si je me rappelle, c'est pas toi le philosophe par hasard?
Bart': Qu'est ce que tu veux que je te dise à propos d'un camembert. Philosophiquement, ça vaut peau de balle.
Thomz: Évidemment, dès que c'est un auditoire sans nichons, monsieur est peu loquace.
Bart': Mais vous me prenez la tête à la fin. Y'a rien à dire sur ce mot.
Labuse: La nécessité? Le besoin? Le désir? La fatalité?
Bart': C'est bien tu connais des mots. Fais une phrase maintenant pour voir.
Labuse: Je crois que c'est une problématique autour de l'irréparable et de l'irrémédiable?
Bart': ???
Untel: Cette ambiance est vraiment à chier. Enfin, c'est juste un avis personnel...
Pedro: Je crois que tout le monde est un peu fatigué. Rentrons au QG et faisons analyser ce mot par le grand ordinateur.


Extrait du journal intime d'Ali Baddou

Lundi 16 mars 2009

Aujourd'hui, j'ai été au salon du livre et c'était super car il y avait plein de livre et moi, j'aime bien les livres. Au stand de La Musardine, il y avait de superbes hôtesses. J'ai pris le numéro de Christelle. Vachement canon. Et intelligente. Elle lit deux livres par semaine!!! Au moins.


Au QG du Club du danger

Pedro: Tenez les amis, je vous ai préparé un petit remontant. Un petit thé sous un nuage de lait accompagné de son cannelé et d'un macaron à la noisette que j'ai faits ce matin. Si quelqu'un désire une tranche de citron, je lui apporte de suite.
Bart' (se servant et portant la tasse à ses lèvres): Merci, Pedro, tu es bien gentil.
Pedro: Attention, repose-bien la tasse sur le plateau. Sinon après ça fait des traces sur la table et c'est chiant à enlever...
Thomz: Tu serais excellent en jeune amant gay légèrement soumis...
Pedro: Ta gueule Thomz...
Untel: Bon, alors que dis le grand ordinateur?
Bart': Hé bien, on dirait que Labuse avait vu juste. Il est bien question des idées d'irréparable et d'irrémédiable.
Labuse (tout fier): Ah! Ah! Et tu dis quoi, maintenant? Hein, Bart'?
Bart': Non, en fait, je déconne, ça n'a rien donné. Aucun résultat.
Labuse: Peut-être. Mais n'empêche, je continue à penser que j'avais là une diable d'intuition.
Untel: On avance pas beaucoup pour l'instant.
Pedro: On a le journal intime. Il faudrait reprendre ses dernières journées et refaire le même parcours que lui.
Bart': C'est une bonne idée!
Thomz: On remonte à quoi? 3 jours? 1 semaine?
Labuse: Et si on utilisait simplement la machine?
Bart': Non, on ne peut pas. Rappelle-toi la dernière fois. On a failli causer la fin du monde.
Thomz: Et heureusement que j'étais là pour réparer tous les paradoxes temporels.
Labuse: J'en ai marre. On a plein de trucs et on s'en sert jamais.
Untel: "J'ai toujours pensé que la meilleure machine était le cerveau"...
Labuse: Rambo 2?
Untel: Gagné...
Bart': Quoi?
Untel: Rien, je cite Stallone dans Rambo 2. C'est tout.
Pedro: Bon, si on regarde bien, 3 jours avant sa mort, Ali Baddou était en week end au Touquet.
Thomz: Très bien, allons-y.
Untel: Mais qu'est-ce qu'on va foutre au Touquet?
Bart': Rhooo, fais pas cette tête, Untel. On sera vite rentré. Allons faire nos bagages.


Au Touquet

Pedro: Ouah, c'est ça le Touquet?
Untel: Bah, oui.
Labuse: On dirait que ça sent un peu comme à l'hôpital, 'trouvez pas?
Bart': Qu'est-ce qu'il est venu faire au Touquet Ali Baddou?
Pedro (sortant le journal intime): Il est venu en amoureux avec une certaine Sarah. Elle habite ici. Allons la voir.
Thomz: Regardez le type là-bas, de dos, on dirait Marc Villemain, non?
Untel: Oui, mais alors juste de dos.
Labuse: C'est qui Marc Villemain?
Pedro: Le Marc Villemain de Facebook?
Bart': C'est le grand prix SGDL de la nouvelle 2009.
Thomz: Respect.
Pedro: Regardez, il se retourne.
Thomz: Oh mon dieu, il ressemble encore plus à Marc Villemain de face.
Bart': Mais c'est Marc Villemain, crétin.
Pedro: Allons le saluer.
Bart': Marc!
Marc Villemain: Bartleby! Quelle surprise! Que fais-tu ici si loin du vieux port?
Bart': C'est une longue histoire. On recherche Ali Baddou. il a disparu. On a trouvé un mot qui disait que c'était la faute d'un camembert. Et maintenant on suit son journal intime qui nous a conduit ici. Et toi?
Marc Villemain: Vous n'avez rien de mieux à foutre? Moi, je suis ici pour présenter mon bouquin au Grand Salon International des Livres Biens du Touquet.
Bart': Ah. ça existe ça?
Marc Villemain: Bah, oui, puisque je suis là.
Bart': Très bien, on ne va pas te retenir plus longtemps. Notre mission ne peut pas attendre.
Marc Villemain: Attendez une minute. Je connais quelqu'un qui pourrait peut-être vous aider. (cherchant dans son i-phone). Aux dernières nouvelles, il était à Madrid, mais je crois qu'il est revenu à Paris. C'est un professeur un peu fantasque mais tout à fait brillant...
Bart': Le professeur Emmanuel Bourdaud?
Marc Villemain: C'est ça? Tu le connais? Il est super balèze question fromage. Il pourra certainement vous aider.
Pedro: Je croyais que c'était les Petits Lu son truc? (*voir Le club du Danger, Chili Nocturne)
Untel: ça veut dire qu'on doit rentrer à Paris? Déjà?
Marc Villemain: Ecoutez les amis, ça fait 3 jours que je suis au Touquet. Et il n'y a personne. Il n'y a rien à faire. Et il pleut depuis des mois. Tout ce que vous trouverez ici c'est la violence de l'ennui.
Bart': Marc a raison. Il faut retourner voir le Professeur Emmanuel Bourdaud.

mardi 7 juillet 2009

Le club du danger - La raison de la critique pratique: Episode 2


Au QG du Club du Danger. Nos amis savourent quelques bières. Bart' entre.

Bart': Alors, les filles, on bronze?
Untel: Nan.
Bart': Et 20 euros de plus! 20! Je les mets dans la cagnotte?
Untel: Ouais.
Thomz: Ou tu peux descendre au Monop'? Y'a plus de Leffe.
Bart': Tu parles d'un accueil! Vous faites la tronche? Il se passe quoi au juste?
Untel: Il se passe qu'on a une nouvelle mission.
Bart': C'est plutôt une bonne nouvelle, non?
Pedro: Il se passe aussi que Thomz ne veut pas la faire.
Bart': Ah... Et pourquoi?
Untel: Ce serait trop long à expliquer, ça fait une heure qu'on est dessus et Labuse avait quelque chose à proposer justement... Labuse?
Labuse: zzzzzzz
Untel (secouant Labuse): Merde. Labuse? Tu dors?
Labuse: Je m'étais assoupi. Micro sieste réparatrice...
Untel: C'était quoi ton idée déjà?
Labuse: Ah... ouais! Thomz, tu vois, Ali Baddou, il plait vachement aux filles...
Thomz: Ah? Vraiment?
Labuse: Bah, oui. Toutes les meufs craquent pour ses beaux yeux. Alors, je me dis qu'il doit bien en connaître un paquet. Donc, si on le sauve, peut-être qu'on va pé-cho plus facilement, non?
Thomz: C'est vrai que de ce point de vue là...
Labuse: C'est indéniable. Baddou est un piège à meufs. Faut en profiter.
Thomz: Oui, ce serait plutôt une bonne idée.
Pedro: Euh... faudrait p'tet que je demande à mes parents?
Untel: T'inquiètes, mec.
Bart': Bon, d'après ce que j'ai compris, faut retrouver Ali Baddou. La question est de savoir maintenant par où on commencer ?
Thomz: Et si on mettait le milieu de la critique sur écoute?
Untel: Tu crois? On aura jamais l'autorisation...
Thomz: Faudrait choper un portable.
Untel: Oui, mais de qui?
Pedro: Attendez, on exagère pas un peu là?
Labuse: De?
Pedro: Déjà dans le dernier épisode, c'était limite tout le truc à la LOST, mais maintenant, on va se la jouer à la Wire?
Untel: Rhooo, t'es pas marrant. On peut s'amuser quand même.
Pedro: Non. Si c'est pas une idée originale, je viens pas.
Thomz: Et ça recommence... On ne va jamais y arriver.
Bart': Bon, ok, ok. On va d'abord aller voir à Canal si on trouve des indices.
Pedro: Ah, c'est mieux.


Devant Canal +

Untel: Bonjour, on est le Club du Danger. On vient pour enquêter sur la disparition de Ali Baddou.
Le vigile à l'entrée: Ah. Et?
Untel: Et bien, on voudrait entrer.
Le vigile à l'entrée: Bah, non.
Untel: Et pourquoi?
Le vigile à l'entrée: Y'a pas de pourquoi, y'a pas de parce que, y'a pas de comment, y'a pas de qui, y'a pas de quoi ou de qu'est-ce! Toi et tes copains, tu n'entres pas, c'est tout.
Bart': Ecoutez, c'est Michel Denisot qui nous envoie!
Le vigile à l'entrée: D'accord. Et bah moi, c'est moi qui vous dit que vous ne pouvez pas entrer. Et moi, je n'écoute que moi.
Pedro: Monsieur, je vous préviens, si nous ne pouvons entrer tel des gens civilisés, je vous mets au défi.
Le vigile à l'entrée: Et?
Pedro: Je te pète la gueule avec mon karaté.
Le vigile à l'entrée: Bon. Les comiques, vous m'avez bien fait marrés, mais maintenant faut partir...
Pedro (se mettant en position de combat): Allez viens, gredin! Viens tater de ma savate!
Labuse: Arrête, Pedro, t'es tout rouge. Tu vas faire un malaise.
Pedro: Je sais que je peux. J'ai appris.
Labuse: Pedro, non, arrête, sérieusement...
Pedro: Ayaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!
En choeur: Pedro, non!
Et Pedro, telle une hyène intrépide, allonge un coup de pied droit parfaitement tendu d'une force incroyable. Le vigile s'affale de tout son poids sur le trottoir.
En choeur: ....
Pedro: Allez, la voie est libre. Maintenant, on peut entrer.


Dans la loge d'Ali Baddou

Thomz: Ouah, cette loge est plus grande que mon appart'. Quelle enflure!
Bart': Faut trouver un indice!
Labuse: ça ressemble à quoi un indice au juste?
Untel: A ça!
Pedro: Qu'est-ce que c'est?
Untel: C'est un post-it sur lequel est indiqué une adresse!
Pedro: Bien. Et alors?
Untel: Alors, si c'était par terre, ça doit bien vouloir dire quelque chose, non? il a pu le laisser tomber volontairement.
Bart': Ouais. D'accord. on regardera au QG à quoi l'adresse correspond. Faut qu'on trouve autre chose... Plutôt.
Thomz: Et Labuse, tu fais quoi...
Labuse (fixant des photographies scotchées sur le mur): Regarde, Thomz! C'est Ali Baddou et à chaque fois, il pose avec une fille différente.
Thomz: Oh! Oh!
Labuse: Elles sont toutes magnifiques.
Thomz (les larmes aux yeux) : De vraies beautés... Faut retrouver Baddou... Vraiment...
Pedro: Regardez! Regardez ce que j'ai trouvé!
Bart': Mais qu'est-ce encore?
Pedro: Un journal intime! C'est le journal intime d'Ali Baddou. Malheureusement, il est condamné à rester secret car un petit cadenas empêche l'ouverture de ce dernier. Quel subtil stratagème...
Bart': Fais voir, deux secondes. (Pedro lançant le journal à Bart'). C'est bien ce que je pensais. Ce journal intime est inutilisable. On ne peut pas l'ouvrir.
Untel: On a qu'à péter le cadenas?
Pedro: T'es fou? C'est comme un viol. S'il a mis un cadenas, c'est qu'il y a des choses qu'il ne veut pas qu'on sache.
Untel: Raison de plus!
Thomz: Bon, attendez. C'est quoi votre problème ? (attrapant le journal intime, et au passage un stylo posé sur une table) Et voilà! C'est ouvert maintenant.
Labuse: Bravo!
Pedro: Bravo, mais je ne le dis pas sur le même ton. C'est un bravo ironique, Thomz...
Thomz: Oh mon dieu, regardez!
Bart': Ce n'est pas possible... Est-ce bien...
Untel: Et bien voilà. Pour un indice, c'est un indice, cette fois.